Géothermie - GDF SUEZ devient ENGIE

Chiffres clés

Aujourd’hui, 90 pays utilisent la géothermie. Certains puisent jusqu’à 22% de leur production nationale.
En France, la géothermie occupe aujourd’hui la 3e place des énergies renouvelables, en termes d’énergie produite, derrière la biomasse et l’hydroélectricité.

Comment fonctionne la géothermie ?

Les ressources géothermales représentent un stock d’énergie inépuisable. Gros plan sur les étapes du cycle géothermal, l’activité géothermique en France et l’exploitation de cette ressource, qualifiée d’énergie de la terre et utilisée de tout temps par les hommes.

Comment fonctionne la géothermie ?

La France, riche en ressources géothermiques

Géothermie - GDF SUEZ devient ENGIELa France possède un sous-sol géothermique extrêmement riche et prometteur dont une infime partie est aujourd'hui exploitée.

  • Un état des lieux des ressources profondes a démarré en 1976, après le premier choc pétrolier. Notre territoire recèle de grandes quantités d'eau chaude au droit des zones les plus peuplées.

  • La plupart des installations dédiées au chauffage urbain ont été réalisées dans les années 1980. On estime qu’elles couvrent aujourd’hui les besoins d'environ 200 000 équivalent-logements.

  • La géothermie est particulièrement développée dans les bassins aquitain et parisien pour le chauffage urbain.

  • Après une phase de développement important au début des années 80, en raison du prix élevé des hydrocarbures suivie d’une phase de repli dans les années 90, le marché de la géothermie est actuellement en plein renouveau en France du fait de politique favorable aux énergies renouvelables.

  • Si les principaux pays producteurs sont le Japon, la Chine, l’ex-URSS, les pays d’Europe centrale et orientale et les Etats-Unis, la France a néanmoins joué un rôle de pionnier dans le développement de la géothermie, notamment grâce à la technique du doublet (deux puits, le premier puits est appelé puits de production, le deuxième est appelé puits réinjecteur) et grâce au Dogger, le réservoir du bassin parisien présentant la plus grande densité au monde d'opérations de géothermie en fonctionnement.

La géothermie, intégrée dans les réflexions gouvernementales liées au Développement Durable

C’est en 1992, lors de la conférence de Rio sur l'environnement, que les dirigeants de la planète ont exprimé leur prise de conscience de la dégradation environnementale avancée de celle-ci (diminution des ressources, pollution des mers et des terres, effet de serre, pluies acides, etc.).

Soucieux de ralentir ou d’infléchir la tendance, la plupart des pays - dont les Etats membres de l'Union européenne – s’efforce d’inclure concrètement le concept de développement durable dans leurs politiques. La géothermie est ainsi apparue comme une option extrêmement prometteuse en matière de développement durable.


La géothermie en réponse au Grenelle de l’Environnement

  • Les engagements pris lors du Grenelle de l’Environnement (diviser par 4 les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020) encouragent le développement de la géothermie : d’ici 2020, la contribution de la chaleur géothermique au mix énergétique devra être multipliée par six.
  • Pour atteindre cet objectif, les pouvoirs publics envisagent - entre autres - le développement du chauffage par géothermie dans les bâtiments tertiaires, les équipements publics et l’habitat collectif, dans des régions où la ressource est importante, notamment en Île-de-France.

Les points forts d’une énergie prometteuse

La géothermie a de quoi séduire !

  • Une ressource continue
    Même si elle reste aussi difficile à trouver que le pétrole, cette énergie de base ne connaît pas d’intermittence, au contraire de l’éolien ou du solaire. Elle est disponible et exploitable 24h/24h et 7jours/7 jours. La chaleur issue de la géothermie ne requiert aucun stockage spécifique (c’est le sous-sol lui-même qui sert de stockage).

  •  Une ressource écologique propre
    Au contraire des énergies fossiles, il a été démontré qu’une exploitation géothermique produit peu de rejets. La quantité moyenne de CO2 émise dans l'atmosphère par les centrales géo-thermo-électriques dans le monde est en effet 10 fois inférieure à celle d’une centrale au gaz naturel. Par ailleurs, l’exploitation de cette chaleur nécessite peu de combustibles fossiles.

  • Une ressource renouvelable
    Contrairement aux réserves fossiles, les ressources issues de la géothermie ne se tarissent pas au fur et à mesure de leur exploitation. Elles se renouvellent naturellement par le ruissellement des eaux de surface ou éventuellement par injection artificielle. Quant à la chaleur, elle est contenue dans la roche qui représente 90% ou plus du gisement.

  • Une ressource présente partout
    A la différence des énergies fossiles les plus prisées aujourd'hui, les réserves géothermiques ne sont pas concentrées dans quelques sites particuliers, parfois difficilement accessibles. La chaleur du sous-sol est présente sur tous les continents. Des technologies existent aujourd'hui pour permettre son développement, en fonction des formations géologiques ou de la composition des roches.