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jui
2016

Blu.e : le big data au service des industriels

En mars 2016, ENGIE présentait les cinq premiers nouveaux business développés par des collaborateurs du Groupe au sein de son dispositif interne d’incubation. Parmi ceux-ci, blu.e, qui vise à mettre les technologies de l’information et le big data au service de la performance de l’industrie et en particulier de la performance énergétique. Rencontre avec son directeur Tanguy Mathon.

blu.e est une plateforme numérique qui, à partir de données issues des processus opératoires d’une industrie, construit des indicateurs de performance énergétique transverses et propose des scénarios de pilotage des installations.

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blu.e est née d’un constat et d’une vision : le numérique transforme l’industrie. Alors comment mettre les meilleures technologies, et notamment le big data, au service de la performance énergétique de l’industrie ? Cette vision est celle d’un homme : Tanguy Mathon, qui a mené toute sa carrière au service de l’amélioration de la performance opérationnelle de grands comptes industriels, tout d’abord chez Air Liquide pendant 20 ans puis comme entrepreneur indépendant et enfin comme intrapreneur au sein du Groupe ENGIE.

blu.e est une plateforme logicielle qui capte les données liées aux processus opératoires de l’industrie. Ces données proviennent de sources multiples, internes (productions, consommations, maintenances, capteurs non connectés, relèves manuelles, etc.) ou externes (données financières, météo, etc.). À partir de celles-ci, la plateforme construit des indicateurs de performance énergétique transverses et propose des scénarios de pilotage des installations.

Les industriels sont séduits. blu.e a réalisé un chiffre d’affaires de 500 k€ en 2015, qui devrait fortement progresser en 2016. Le portefeuille de prospects couvre des secteurs de l’industrie très divers : agro-alimentaire, chimie, métallurgie, etc. Les solutions blu.e sont également progressivement intégrées par le Groupe ENGIE : 20 commandes ont déjà été prises.

Chiffres clés

  • 20 clients
  • 12 collaborateurs
  • Présent dans 5 pays européens
  • Projets en cours de démarrage en Amérique, en Afrique et en Chine

«On peut aujourd’hui envisager l’avenir avec confiance», Tanguy Mathon, directeur de blu.e

Tanguy Mathon

Comment est née votre idée de start-up ?

Vers 2006, lorsque j’étais encore chez Air Liquide. J’étais directeur des programmes d’efficacité du Groupe puis des Grands comptes. De cette double expérience est née la conviction qu’il existait d’importants gisements de performance dans l’industrie par une meilleure utilisation des technologies numériques. Je me suis ensuite posé la question du domaine d’application et suis naturellement tombé sur la transition énergétique.

Qu’est-ce qui a favorisé votre passage à l’acte ?

J’ai proposé à ma hiérarchie de me donner les moyens d’explorer cette opportunité pour développer une nouvelle ligne de business. L’idée a été bien accueillie, ce qui m’a poussé à l’étudier plus en détail sur mon temps personnel. Le soutien du Groupe étant lent à se concrétiser, je me suis lancé comme entrepreneur indépendant. Trois ans plus tard, j’ai dû arrêter le projet malgré un premier contrat client, faute d’avoir réussi à m’adosser à un grand Groupe… C’était un projet trop ambitieux pour un entrepreneur indépendant.

C’était votre rêve de devenir entrepreneur et/ou d’être acteur en première ligne de la transition énergétique ?

Pendant mes études, j’avais suivi une option en création d’entreprise en 3e année. Vingt ans plus tard, lors d’une expatriation en Scandinavie, j’ai développé une nouvelle sensibilité environnementale. Quand on juxtapose ces deux événements distants, on peut expliquer l’histoire…

Votre idée aurait-elle pu voir le jour sans la démarche d’Open innovation et sans le dispositif d’incubation d’ENGIE ?

Clairement non. J’ai rejoint ENGIE en 2012 comme directeur de marché industrie de process chez ENGIE Cofely. J’avais gardé vissée au corps l’envie de participer à la transition énergétique mais m’étais dépouillé du reste. Je n’aurais pas réactivé le projet blu.e sans le soutien du Groupe.

Pouvez-vous nous expliquer comment fonctionne la méthode «Lean Start-Up» utilisée dans ce processus d’incubation ENGIE ?

Cela consiste à nous confronter au marché dès que nous avons un produit viable, sans attendre que celui-ci soit totalement abouti. Le marché interne auquel nous avons été confrontés était à la fois très bienveillant et très exigeant (les usines déjà très performantes d’un énergéticien). Nous avons dû trouver les «early-adopters», leur vendre nos solutions puis donner la preuve technique que celles-ci sont rentables. Avoir passé ce «crash-test» nous rend intimement convaincus que nous sommes maintenant prêts pour démarcher avec succès le marché externe.

Êtes-vous toujours accompagné par ENGIE aujourd’hui ? Est-ce encore indispensable ?

Nous sommes accompagnés par ENGIE car nous sommes financés par le Groupe et promus par les filières métiers comme solution disponible pour toutes les branches du Groupe. Pour le reste, nous sommes maintenant placés dans une structure indépendante, SSInergie, et devons vivre de nos propres ailes.

  

Blu.e: sortie d'incubation
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