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21
déc
2015

Un Monde d’Energie - Edition 2015 : les principaux repères en matière énergétique

Développement des énergies renouvelables, recul des émissions de CO2 en Europe, émergence de marchés locaux du carbone, engagements nationaux pour lutter contre le réchauffement climatique… toutes ces évolutions sont expliquées dans l’édition 2015 d’Un Monde d’Energie. Créée par la Direction de la Stratégie d'ENGIE, cette publication réunit les principaux indicateurs mondiaux en matière énergétique.

L’Edition 2015 d’Un Monde d’Energie est placée sous le signe de la transition énergétique. 2014 et 2015 ont été marquées par des changements profonds du contexte énergétique mondial et par une mobilisation internationale autour de la question climatique.

>> Un Monde d'Energie - Edition 2015

Des énergies fossiles qui dominent encore le mix énergétique mondial, mais dont le rythme de croissance a fortement ralenti

En dépit de l’accélération de la croissance mondiale, la demande d’énergie n’a que très légèrement augmenté en 2014. Cela s’explique d’une part par la stagnation de la demande énergétique chinoise, largement sous-tendue par les évolutions structurelles de son économie, et, d’autre part, par la baisse de la consommation énergétique des pays de l’OCDE.

  • La consommation de charbon, portée par la forte demande dans les pays émergents depuis plusieurs années, s’est réduite en 2014 (-0,7%) en raison de la baisse de la consommation de la Chine, qui représente la moitié de la demande totale.
  • La demande mondiale de pétrole, freinée par la faible activité des pays de l’OCDE, a quasiment stagné en 2014. Cela a contribué à une baisse du coût du baril.
  • La demande en gaz naturel a connu une faible hausse en 2014 (+0,3%). Toutefois, sur le long terme, la place du gaz dans le mix énergétique mondial affiche une grande stabilité, confirmant le rôle qu’il devrait jouer dans la transition énergétique du fait de sa complémentarité avec les énergies renouvelables et de son faible contenu carbone.
  • La rapide expansion des énergies renouvelables à l’échelle mondiale se poursuit, tout particulièrement pour le photovoltaïque qui bénéficie d’une forte baisse des coûts. Elles représentent 23% de la production électrique en 2014 contre 20% il y a 5 ans.

Si les énergies fossiles fournissent encore les 2/3 de l’électricité mondiale, cette part est en baisse régulière depuis 3 ans. Le secteur de l’énergie connaît ainsi des évolutions qui permettent aujourd’hui d’affirmer qu’une transition énergétique est en marche.

Un développement des énergies renouvelables, signe que le système énergétique mondial se transforme

Les capacités électriques renouvelables représentent aujourd’hui près du tiers des moyens de production électrique mondiaux. L’année 2014 aura été à cet égard marquante puisqu’en dépit de la forte baisse des prix des énergies fossiles, la part des énergies renouvelables dans les capacités additionnelles nettes mondiales a connu un niveau inédit de 45%.

Porté par l’éolien et le solaire, ce développement est concentré à 80% sur la Chine, l’Union européenne, les Etats-Unis et le Japon. Il est lié à la baisse des coûts de production dans le photovoltaïque et l’éolien terrestre. Il répond également à des impératifs de sécurité d’approvisionnement et de développement durable. L’enjeu de demain sera de déployer les énergies renouvelables à l’échelle mondiale, en particulier en Afrique sub-saharienne où plus de la moitié de la population n’a pas accès à l’électricité.

De plus forts engagements requis pour atteindre l’objectif des 2°C

  • Malgré une stagnation des émissions de CO2 en 2014 - en grande partie liée à celle de la consommation énergétique - l’augmentation des émissions a été considérable au cours des dernières décennies, avec une hausse de 36% depuis 2000.
  • Dans son 5e rapport publié fin 2014, le GIEC (Groupe Intergouvernemental d’experts sur l’Evolution du Climat) mettait directement en cause la responsabilité des Etats face à l’urgence climatique, avec en ligne de mire la COP21.
  • Sans politique plus volontariste, les émissions mondiales de CO2 devraient croître de 15% d’ici 2035 selon le scénario de référence de l’Agence Internationale de l’Energie qui intègre les engagements de réduction des émissions des Etats annoncés pour la COP21. Le recours au charbon, en particulier pour répondre aux immenses besoins électriques des pays émergents, constitue l’un des principaux déterminants de l’évolution future des émissions de CO2.

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