Portrait d’Anna Livia pour GDF SUEZ

 

Anna Livia Canedo, ingénieur chez Tractebel Energia

Lorsque j’étais petite je voulais devenir ingénieur, comme mon père. J’ai grandi avec cet exemple, et c’est donc tout naturellement que je suis entrée à l’université pour suivre des études scientifiques.» En 2011, son diplôme d’ingénieur chimiste en poche, Anna s’est immédiatement lancée dans la vie active. «Étudiante, je n’avais pas une idée précise du secteur dans lequel j’allais faire carrière. Mais je savais que je voulais travailler dans l’industrie. Quand j’ai pris connaissance du programme Jovens Talentos (Nouveaux Talents) de Tractebel, j’ai immédiatement postulé. J’ai eu la chance d’être retenue, ce qui m’a permis d’apprendre, concrètement et sur le terrain, comment fonctionnent les centrales électriques.» Avec une cinquantaine d’autres ingénieurs et techniciens, Anna a suivi pendant un an une formation très complète sur les différents équipements, systèmes et procédés des centrales, et sur les modes de fonctionnement de l’entreprise. «En plus de ces formations théoriques, nous avons suivi plusieurs stages d’un mois à six semaines, dans différentes centrales brésiliennes du Groupe.»

Une intégration rapide

À l’issue de cet apprentissage intensif, Anna a rejoint la centrale Jorge Lacerda C, dans l’État de Santa Catarina, où elle travaille depuis maintenant deux ans. «Mon intégration au sein de l’équipe, bien qu’à part moi exclusivement masculine, n’a posé aucune difficulté. Tout le monde ici a l’esprit très ouvert et je suis considérée comme n’importe quel autre ingénieur. Les mentalités ont beaucoup évolué depuis les générations précédentes et une femme peut très bien exercer ce métier, qui n’exige aucune force physique particulière.» Comme la centrale doit fonctionner 24 heures sur 24, cinq équipes se relaient jour et nuit. «Mon travail consiste à organiser les tâches des opérateurs et techniciens, à prendre soin des équipements et assurer leur maintenance, à négocier avec nos fournisseurs et prestataires. Ma préoccupation de chaque instant est que la centrale fonctionne au mieux de ses performances, et produise l’énergie attendue.» 363 MW, c’est une unité conséquente et les erreurs ne sont pas permises. «Nous faisons de gros efforts pour optimiser l’efficacité énergétique de la centrale, ce qui pour faire simple signifie produire davantage d’électricité avec moins de charbon, et par la même occasion réduire de façon significative nos émissions de gaz carbonique et autres polluants.» La préservation de l’environnement, de même que la sécurité du personnel de la centrale, est primordiale aux yeux d’Anna. «Nous avons des règles très strictes que je veille à faire respecter, notamment en animant tous les mois une réunion sur ces sujets.»

Déjà beaucoup à transmettre, et encore beaucoup à apprendre

Anna n’est certes pas seule à prendre les décisions : «J’ai des managers au-dessus de moi et encore beaucoup à apprendre !» Mais la jeune ingénieur est bien partie pour aller loin. «Je travaille dur, et j’espère bien qu’un jour Tractebel Energia me confiera plus de responsabilités au sein de la centrale.» Si Anna se forme en permanence pour approfondir ses connaissances, elle donne aussi des cours. «Tous les mardis soir, j’interviens en tant que professeur, dans le cadre du partenariat entre Tractebel et le SENAI*, un système d’apprentissage très actif au Brésil. C’est très enrichissant pour moi de transmettre aux futurs ingénieurs mes acquis dans le domaine de la thermodynamique et de leur faire part de mon expérience sur le plan opérationnel !» Demandez à Anna quel conseil elle donnerait aux femmes qui voudraient faire son métier, elle vous répondra du tac au tac : «Croyez en vous et persévérez ! Même si la production électrique est encore un univers d’hommes, vous pouvez très bien y arriver. De nos jours, les choses ont changé. Les femmes ont accès à des fonctions opérationnelles et des postes de responsabilité qui hier encore leur étaient inaccessibles.»

*SENAI (Service National d’Apprentissage Industriel) est un système d’apprentissage très attractif au Brésil qui propose aux jeunes des formations industrielles par des professionnels. Les formations dispensées dans ce cadre sont prises en charge par les entreprises du secteur industriel.