Interview de Bieke pour Human Energies N°8

 

«Le secteur du démantèlement et du déclassement nucléaire demeure un secteur extrêmement intéressant. C’est un domaine plein d’opportunités et en plein essor.»

 

À la rencontre de Bieke, ingénieure spécialiste en radioprotection

Quel a été votre parcours avant d’intégrer ENGIE ?

J’ai obtenu un diplôme en génie civil à l’Université de Gand en Belgique. Au cours de mon master, j’ai eu l’opportunité de faire un stage à l’Institut de Technologie de Manipal dans le sud de l’Inde. C’est une expérience qui m’a donné envie de travailler à l’étranger, ce que je fais actuellement pour différents projets.

 

Comment avez-vous été recrutée chez ENGIE ?

J’ai commencé ma carrière dans le secteur médical, comme radio-physicienne dans le service de radiothérapie de l’hôpital OLV à Aalst, en Belgique. J’ai pu ainsi développer des connaissances approfondies sur tous les aspects liés à la radiation en pratique. En quête de nouveaux défis, j’ai commencé à travailler comme ingénieure projet chez Tecnubel (ENGIE). J’ai participé à plusieurs petits projets dans le démantèlement nucléaire et la caractérisation des déchets tout en suivant pendant un an un trajet de formation de type généraliste, proposé par ENGIE, le Nuclear Trainees Program (NTP). Puis ENGIE a poursuivi ma professionnalisation en me permettant d’obtenir la certification PMI (Project Management Institute). Aujourd’hui, je suis chef de projet chez Tecnubel pour, entre autres, le démantèlement de la salle des turbines de la centrale nucléaire de Bohunice en Slovaquie.

 

De quelle manière le Nuclear Trainees Program (programme de formation nucléaire) a-t-il été bénéfique ?

Le programme NTP m’a été utile pour plusieurs raisons. La formation en tant que telle m’a donné l’opportunité d’élargir mes connaissances techniques ainsi que de développer des compétences de présentation et de communication. Mais le programme est bien plus qu’une formation. Il crée des ponts vers d’autres sociétés au sein d’ENGIE, ce qui permet de partager les expériences et étend le réseau sur lequel vous pouvez compter lorsque des défis surgissent, par exemple au moment de l’exécution de projets.

 

Travaillez-vous en équipe ?

Au mois d’août dernier j’ai été nommée chef de projet de Tecnubel. Dans le cadre de cette fonction je suis responsable des projets réalisés au sein de l’entreprise. Pour cela je peux compter sur une équipe d’ingénieurs et d’opérateurs. Au mois d’avril de cette année nous avons remporté un important projet de gestion et de traitement des déchets radioactifs à Belgrade, en Serbie. Comme chef de projet, je travaille avec une équipe d’experts belges et des experts et employés sur site. Les défis culturels qui se posent dans le cadre de projets à l’étranger sont considérables, mais rendent ce type de travail encore plus motivant !

 

Qu’aimeriez-vous faire dans le futur ?

Le secteur du démantèlement et du déclassement nucléaire demeure un secteur extrêmement intéressant dans lequel s’impliquer. C’est un domaine plein d’opportunités et en plein essor. J’ai envie de développer mes compétences en gestion de projet dans ce domaine de spécialité et accroître mon expérience dans les projets de déclassement dans le monde entier.