Karine, experte technique spécialiste de l'eau et de la vapeur chez ENGIE Pouvez-vous nous raconter votre parcours ?

J’ai un profil un peu atypique puisque j’ai rejoint le Groupe en 1991 après un bac +2 en chimie (DUT) et j’ai poursuivi ma formation tout en travaillant pour obtenir un diplôme d’Ingénieur en Chimie Industrielle grâce aux cours du soir. À l’époque il était beaucoup moins simple qu’aujourd’hui de poursuivre ses études après un bac +2 ! J’ai commencé à travailler dans le domaine de la recherche sur l’eau chez Suez Environnement. J’ai ensuite travaillé 11 ans chez Novergie, une filiale spécialisée dans l’incinération, puis depuis février 2010 à la Compagnie Parisienne de Chauffage Urbain, comme experte technique. Je fournis de l’appui technique aux exploitants des centrales thermiques et du réseau de distribution de la CPCU et aux projets sur les thématiques de gestion de l’eau et de la vapeur. J’ai intégré le réseau des Key Experts de ENGIE en 2012.

 

Pouvez-vous nous parler d’une mission qui vous a particulièrement stimulée au cours de votre carrière ?

Dans mon précédent poste, afin d’améliorer la performance opérationnelle d’un grand nombre d’incinérateurs et pour ancrer durablement mon expertise, mon Directeur et moi-même avons décidé de créer un réseau thématique sur le traitement de l’eau et de la vapeur. J’anime aujourd’hui encore, à la CPCU cette fois, un réseau thématique en lien direct avec les opérationnels.

 

Quels sont les enjeux de cette mission, quelle est la relation entre eau et énergie ?

Nous voulions mener une véritable politique industrielle sur le thème de la gestion de l’eau dans les usines de production de chaleur. Notre ambition : atteindre une meilleure rentabilité des sites, prévenir les sinistres, grâce à une maîtrise des process, maîtriser les coûts de réactifs, et prendre en compte la protection de l’environnement en limitant l’impact de l’activité sur le milieu naturel, en limitant les pompages d’eau, grâce à la mise en place de recyclages d’eau, et en réduisant les rejets aqueux. L’eau est toujours très utilisée dans les processus industriels, et a une utilité fondamentale dans la production énergétique, mais elle peut très vite être à l’origine de désordres techniques si son usage n’est pas maîtrisé.

 

Le travail en équipe est-il déterminant ? On imagine toujours l’expert travailler en solitaire !

C’est la clef du succès dans notre secteur ! Ces différentes missions ont été le fruit d’un travail d’équipe poussé, où les retours d’expériences des exploitants étaient très importants. Grâce à ces échanges à livre ouvert, où chacun ne craignait pas le jugement en faisant part de ses problèmes opérationnels, il m’a alors été possible d’apporter mon appui technique pour proposer des solutions adaptées aux différents cas exposés.

 

Quelles sont vos perspectives, que souhaiteriez-vous faire à l’avenir ?

ENGIE  offre un environnement de travail diversifié et une possibilité de mobilité qui permet à chacun de se créer «son chemin» en prenant des risques mesurés puisque l’on peut changer d’entité en restant dans le Groupe, ce qui crée des opportunités d’évolutions de carrières qu’il faut savoir saisir. Je m’épanouis aujourd’hui beaucoup en tant qu’expert technique, mais j’ai pu vivre aussi différentes expériences d’encadrement d’équipe, et le métier de l’exploitation me plaît énormément. J’aimerais aujourd’hui développer mes capacités d’animation d’équipes au sein d’unité de production.