Léon Duvivier, expert dans le domaine de la chimie et de la biologie de l'eau

Léon Duvivier, expert dans le domaine de la chimie et de la biologie de l'eauUn ingénieur en électromécanique devenu docteur en chimie

La chimie, Léon Duvivier tombe dedans au cours d’un stage qu’il effectue à la centrale de Baudour alors qu’il est en première année d’école d’ingénieur en électromécanique, en Belgique, son pays d’origine. Voyant ses excellents résultats scolaires en chimie, le patron du site l’affecte au laboratoire, orientant sans le savoir toute la carrière de Léon Duvivier.

«Lors d’un de ces stages – j’ai passé plusieurs étés successifs dans la centrale de Baudour au cours de mes études – j’ai eu la chance de participer au 1er nettoyage chimique de tubes de centrale réalisé dans le pays ! Une expérience passionnante dont je garde un souvenir inoubliable.» L’étude de la qualité de l’eau et de ses impacts deviendra le sujet auquel Léon Duvivier consacrera une grande partie de son énergie et de sa carrière.

Son bon génie, le chef de laboratoire, lui propose ensuite de faire son travail de fin d’études au ENGIE Lab Laborelec dédié à l’électricité, sur un nouveau procédé de filtration. Comme premier travail, ENGIE Lab Laborelec lui offre de participer aux études en cours pour la centrale nucléaire de Tihange. L’objectif ? Trouver un système minimisant les dépôts calcaires dans les circuits de refroidissement tout en évitant l’impact environnemental de cette centrale fonctionnant en circuit fermé.

C’est le début d’une carrière de 30 ans au ENGIE Lab Laborelec. Léon Duvivier y explorera différents sujets : combustion, valorisation de la biomasse, régulation des processus, chimie des centrales nucléaires et environnement, tout en menant de front un doctorat puis des activités d’enseignant.

«Loin d’être un chercheur solitaire enfermé dans mon laboratoire,
j’ai toujours travaillé en équipe : avec des experts internationaux issus d’autres entreprises,
au service du terrain avec les collaborateurs de l’exploitation…
»

Léon Duvivier, expert dans le domaine de la chimie et de la biologie de l'eau

Expertise de pointe et travail collaboratif

Développant une expertise unique dans son domaine, Léon Duvivier participe à de nombreux groupes de travail internationaux.

Il est appelé par EDF pour réaliser l’étude du conditionnement des eaux de réfrigération de la centrale nucléaire de CHOOZ B. Il met alors en avant le rôle de la composition chimique de la Meuse, le cours d’eau alimentant la centrale, dans la formation de dépôts, et contribue ainsi à faire d’ENGIE Lab Laborelec un pôle de pointe sur ces problématiques. Il est appelé par EURELECTRIC pour rédiger le document de référence pour le conditionnement des eaux de réfrigération des centrales électriques, un chapitre important, de l’ouvrage «BREF Cooling Water» de l’Union Européenne. Dans la même optique, Léon Duvivier contribue également à l’élaboration de spécifications dans le secteur de la chimie nucléaire aux Etats-Unis au sein de L’Electric Power Research Institute (EPRI) où il représente les intérêts des exploitants belges.

Aujourd’hui, Léon continue à privilégier la collaboration sous toutes ses formes, notamment en participant à de nombreux comités, comme celui de l’Académie Royale des Sciences de Belgique, de l’Ecole Nationale Supérieure des Techniques Avancées (ENSTA), de la Faculté Polytechnique de Mons, d’Eurelectric ou encore du Centre Belge d’Etudes des Eaux (CEBEDEAU).

 

Léon Duvivier, expert dans le domaine de la chimie et de la biologie de l'eau

Léon Duvivier

Manager pour faire avancer

Son autre domaine d’expertise ? Le management. En parallèle de sa carrière, Léon exerce le métier de professeur à l’Ecole Polytechnique de Louvain.

«Venant de l’industrie, je voulais mettre ces futurs ingénieurs en situation, dans une démarche d’analyse multicritères – technique, financier, sécurité, acceptabilité, etc. – pour évaluer leur capacité à raisonner et à faire des choix. Cette expérience m’a permis de détecter de nombreux talents. J’ai d’ailleurs engagé beaucoup de jeunes issus de ce vivier au ENGIE Lab Laborelec !»

Au ENGIE Lab Laborelec, Léon Duvivier est vite amené à occuper des fonctions managériales. Il est le promoteur des petites entités flexibles orientées par domaines de compétences qui se combinent en fonction des projets de recherche, pour former des équipes transversales. Cette organisation lui permet de faire évoluer de jeunes collaborateurs talentueux en les plaçant à la tête de structures intermédiaires.

Léon n’hésite par ailleurs pas à appliquer des méthodes de management à l’anglo-saxonne. Il procède ainsi à des people review biannuelles et construit des plans de carrière à moyen terme dont il suit le développement dans la durée.

C’est d’ailleurs en suivant sur plusieurs années le parcours de la collaboratrice qu’il pressentait pour son remplacement que Léon a mis toutes les chances de son côté pour une passation de flambeau réussie.

Les valeurs qu’il cultive et souhaite transmettre à ses collaborateurs ? «L’intégrité, la collaboration, la rigueur, l’audace et la curiosité.»

«Dare and care, oser tout en restant prudent, est l’une de mes devises,
elle n’est pas de moi, mais du regretté John Goossens, un des patrons de Belgacom»

Léon Duvivier, expert dans le domaine de la chimie et de la biologie de l'eau

Sa mission : identifier les technologies du futur pour ENGIE

L’autre devise de Léon Duvivier qu’il partage désormais au sein de la Direction de la Recherche et des Technologies d’ENGIE, est : Together we improve your future now. Elle résume bien l’enjeu de son poste : «identifier et mettre en œuvre maintenant les technologies qui impacteront notre futur».

Dépositaire de la vision des technologies à moyen et long terme, il s’attelle, main dans la main avec l’équipe de la Stratégie, à l’identification des nouvelles technologies qui, en arrivant simultanément à maturité, vont impacter le développement futur d’ENGIE. Le but ? Permettre au Groupe de saisir de nouvelles opportunités, de transformer ses métiers, en un mot à repositionner avec agilité l’ensemble de ses activités pour être toujours plus compétitive.

«Les technologies pénètrent de plus en plus rapidement le marché de l’énergie. Ce phénomène implique une réorganisation rapide du Groupe et un changement de point de vue à 360° !»

En dehors de ses journées de travail intenses – travailler 12 heures par jour semble être un autre trait familial et ce n’est pas le fils ou la fille, médecin, de Léon Duvivier, qui dirait le contraire ! – Léon Duvivier a deux secrets pour se délasser et stimuler sa créativité : visiter des églises romanes et s’immerger dans la nature en la peignant ou en jardinant, à l’instar de Candide. Car «cultiver son jardin», c’est aussi travailler à changer les choses concrètement sur le terrain. Et se confronter à la réalité des problèmes, existants ou à venir, pour les solutionner, c’est ce que fait Léon Duvivier depuis plus de 30 ans !

Pour pouvoir s’investir autant dans une carrière professionnelle, il faut également pouvoir s’appuyer sur une épouse qui accepte les absences répétées et récurrentes et qui est la gardienne d’un climat familial serein… ce que Martine a réussi depuis 35 ans.