Interview de Sandrine dans le magazine Grandes Ecoles et Universités

 

À la rencontre de Sandrine, chef de projet aéronautique chez ENGIE Ineo

En quoi consiste votre métier ?

Je travaille pour Ineo Support Global, spécialisée dans la prestation de services à destination des armées (équipements pour l’aéronautique, vêtements et accessoires pour la Police Nationale, fourniture de pneus, piles et batteries pour l’Armée de Terre et équipements pour des opérations menées sous l’égide du Conseil de Sécurité des Nations Unies). Je suis chef de projet avant-vente pour le marché aéronautique, en charge de projets de maintien en conditions opérationnelles pour les avions et hélicoptères militaires. Ma mission : assurer la veille des marchés, constituer et mener des groupes pluridisciplinaires pour répondre aux appels d’offres sur des projets hautement techniques et sur des marchés extrêmement règlementés, et enfin élaborer des business plans pour répondre de manière chiffrée aux besoins de nos clients. J’ai d’ailleurs récemment participé au projet Ecureuil, une prestation de soutien et de maintien en conditions opérationnelles d’un hélicoptère de la Gendarmerie Nationale.

 

Qu’est-ce qui vous rend fière d’être ingénieure pour le Groupe ENGIE ?

J’ai rencontré Ineo Support Global, qui était partenaire d’un grand groupe industriel pour lequel je travaillais. J’ai tout de suite porté un grand intérêt à cette structure, qui gère des projets de soutien aéronautique dans un contexte militaire (domaine qui me passionne) et à ENGIE, un Groupe qui offre des opportunités de carrière qu’on ne trouve pas ailleurs. C’est une entreprise où l’on peut émettre des idées et être écouté. Un Groupe qui s’engage pour que les femmes soient présentes à tous les postes et à tous les niveaux.

 

Un conseil aux jeunes ingénieures ?

Suivez vos rêves. Enfant, je voulais être pilote mais le port de lunettes m’en a empêchée : qu’à cela ne tienne, j’ai choisi de construire des avions ! Pour cela j’ai dû franchir beaucoup d’obstacles, me battre pour passer une seconde fois le Bac après avoir été orientée de force vers la filière Biologie, commencer par l’automobile quand il n’y avait pas de travail dans l’aéronautique à ma sortie d’école d’ingénieurs et enchainer les CDD. Chaque fois qu’on me disait « ce n’est pas pour toi parce que tu es une femme », c’était pour moi un regain d’énergie. Je ne me suis jamais laissée déstabiliser et j’ai aujourd’hui atteint mon objectif dans un Groupe qui sait faire confiance aux femmes et aux hommes qui le méritent.