Christel Renaud, Directrice Générale de Verdun ChantiersPouvez-vous nous présenter Verdun Chantiers ?

Nous existons depuis 1991 et comptons quatre chantiers d’insertion qui totalisent 43 contrats aidés à l’heure actuelle, et qui peuvent aller jusque 48. Deux de ces chantiers sont consacrés à l’entretien des espaces verts et des quartiers et sont constitués d’hommes en majorité. Les deux autres, plus féminins, se sont positionnés sur la gestion de linge et la couture. Le premier est dédié à la récupération et au tri de textiles en voie d’abandon, dont certains sont revendus dans notre boutique solidaire. Le second recycle des vêtements inutilisés de particuliers ou des invendus de marques, par un travail d’embellissement et d’ajouts de lingerie.

 

Vous bénéficiez de l’aide de la Fape ENGIE via «Tissons la Solidarité»…

Oui. Nos chantiers textiles ont connu un formidable bond en depuis 2011 à la suite de notre adhésion à ce réseau. Nous sommes véritablement passés de la préhistoire à l’ère numérique ! «Tissons la Solidarité» a lancé une griffe à son nom avec le soutien d’entreprises du secteur du luxe et la volonté de « faire du beau », d’où une réelle exigence quant à l’état des vêtements que nous récupérons. Les salariés en insertion sont placés dans une logique de formation et de développement des compétences et obtiennent, à l’issue de leur insertion, un Certificat de Compétence Professionnelle (CCP) voire un titre AFPA (Association nationale pour la formation professionnelle des adultes).

 

Où en sont aujourd’hui vos chantiers textiles ?

Leurs effectifs s’élèvent à 26 CDD allant de six mois à deux ans, dont cinq pour l’atelier couture. Nous avons également créé un emploi de chef de projet à temps plein dont bénéficie une jeune femme qui était auparavant en contrat aidé. L’apport d’Emmanuel Aubry, le styliste-designer de «Tissons la Solidarité», a considérablement professionnalisé le travail effectué sur nos créations. Ces dernières sont vendues lors de défilés de mode solidaires et dans notre boutique du centre-ville de Verdun, L’éphémère Alpha’B, ouverte en juin 2014. La subvention de la Fape ENGIE va nous permettre d’y faire des travaux de mise aux normes, d’ameublement et d’aménagement. Elle restera un lieu de vente, mais deviendra aussi une plate-forme de formation où seront dispensés les cours conçus par l’AFPA et les professionnels de la mode.

 

L'association «Tissons la solidarité» soutenue par la Fape ENGIE

À l'occasion des trois jours de la Fondation Agir Pour l'Emploi ENGIE (Fape ENGIE), du 10 au 12 mars 2015 au siège d'ENGIE, les collaborateurs ont pu participer à la collecte de vêtements au profit de l'association «Tissons la Solidarité» et assister au défilé des créations réalisées à partir de textiles de récupération. Les vêtements présentés ont ensuite été mis en vente dans une mini-boutique éphémère.