Un plan d’action 2010/2015 qui décline l’accord Santé Sécurité

Apprentissage de Maxime Couvreur - GRTgaz Région Nord Est - zone de Boulogne sur Mer (62).

Le plan d’action Santé Sécurité concrétise l’accord sur les principes fondamentaux en matière de santé sécurité signé le 23 février 2010 avec les organisations syndicales européennes. Aujourd’hui étendu à l’échelle internationale, ce plan d’action décrit les démarches à mettre en œuvre et fixe des objectifs à fin 2015.

Trois grands domaines ont été privilégiés :

  • la réduction de l’accidentologie,
  • l’amélioration des conditions de travail,
  • l’amélioration de la maîtrise de la sécurité industrielle.

En 2012, il a été complété par le plan pour l’Eradication Durable des Accidents Mortels. Celui-ci comporte trois  grands axes de progrès : l’amélioration de la maîtrise des projets et des relations avec les sous-traitants et la démarche d’engagement des équipes autour des «9 Règles qui Sauvent».

Une sensibilisation particulière des managers

L’amélioration des performances du Groupe en matière de Santé Sécurité passe en premier lieu par une responsabilisation des managers. Ceux-ci disposent ainsi de fiches de retour d’expérience sur les risques d’accidents, qui leur permettent d’améliorer de manière durable leurs dispositifs de prévention. Elles se complètent de fiches de bonnes pratiques managériales en matière de bien-être au travail, visant à faciliter un meilleur partage de la culture santé sécurité entre l’ensemble des acteurs du Groupe. Le dispositif inclut aussi des visites managériales de sécurité, qui fournissent aux managers l’occasion de vérifier sur le terrain que les principes de santé sécurité sont connus et bien compris par toutes et tous et que les actions mises en œuvre répondent aux exigences en la matière.

La formation constitue aussi un axe prioritaire. Des efforts conséquents se sont poursuivis en 2013, 26,6 %du nombre total des heures de formation ayant été consacrées à la Qualité, à la Sécurité et à l’Environnement. Pour les managers, GDF SUEZ University a mis en place des modules permettant d’approfondir les fondamentaux en matière de management de la santé et de la sécurité au travail et industrielle. Sont également pris en compte les facteurs humains et organisationnels. Un module spécifique dédié aux professionnels de la filière Santé et Sécurité complète ce dispositif. Chaque année, 1 300 managers se forment au travers de ce parcours. Enfin, les résultats Santé et Sécurité sont intégrés dans la part variable de la rémunération des managers, à hauteur de 10% minimum.

Centrale de production d'électricité et de dessalement d'eau de Barka 2 (Oman).

Une communication vers tous les collaborateurs de GDF SUEZ

Le développement d’une véritable culture Santé Sécurité dans le Groupe repose également sur une communication adaptée. C’est pourquoi un magazine dédié à ces enjeux est envoyé régulièrement à l’ensemble des salariés de GDF SUEZ. Intitulé «Reflex», il est traduit en huit langues et envoyé à tous les collaborateurs du Groupe, afin de relayer auprès de toutes et tous les bons gestes de prévention et les comportements à adopter au quotidien. L’échange entre experts est également favorisé par les communautés de pratique, la newsletter «Prevention News», l’intranet et les conventions annuelles Santé Sécurité du Groupe et des branches.

Une bibliothèque de fiches de bonnes pratiques Santé Sécurité

L’un des trois enjeux de la politique santé sécurité est de favoriser la qualité de vie au travail. En conséquence, un objectif fixé dans le plan d’action Groupe est de réaliser un diagnostic et de mettre en œuvre un plan d’action sur les risques psychosociaux, les troubles musculo-squelettiques et les addictions dans toutes les entités du Groupe.

Un dialogue constructif avec les partenaires sociaux

Le dialogue avec les représentants des salariés et les organisations syndicales, encadré par l’accord Groupe sur les principes fondamentaux de santé- sécurité, s’est poursuivi en 2013 tant au niveau du Groupe, qu’au niveau local et des métiers. Ainsi, le Comité Directeur santé-sécurité a suivi les résultats du Groupe, a analysé les causes des accidents graves et les actions de prévention mises en place et donné son avis sur les projets d’évolution du référentiel du Groupe.

Des comités dédiés au suivi des différents accords collectifs conclus au niveau du Groupe, en France, se sont à nouveau réunis en 2013 pour suivre la mise en place des engagements du Groupe.

Les risques psycho-sociaux

Les variations de l’absentéisme pour maladie sont utilisées par GDF SUEZ pour apprécier l’état de santé des salariés. L’absentéisme peut traduire également un désengagement lié à une dégradation des conditions de travail. C’est pourquoi l’évolution de l’absentéisme médical a été commentée régulièrement en COMEX Santé Sécurité et en CODIR RH, ainsi que dans les publications de la filière. En 2013, le nombre d’heure d’absentéisme pour raison médicale est resté stable (63 heures/salarié/an) malgré un contexte difficile.

Les risques psychosociaux sont suivis au niveau Groupe dans le cadre du processus ERM. L’ évaluation de ces risques a conclu, après approbation en CODIR Santé Sécurité, qu’aucun des scénarios évalués n’est à risque majeur.

Visite de Gérard Mestrallet, Président-Directeur Général de GDF SUEZ, au stockage souterrain de Gournay-sur-Aronde.

Par ailleurs, l’Accord Groupe France «prévention des risques psychosociaux par l’amélioration de la Qualité de Vie au Travail» est arrivé à échéance en mars 2013. Le bilan de cet accord est le suivant : le diagnostic de la situation est établi pour 100 % des entités , le plan d’action lancé pour 99 %, des formations sont proposées à 87 % des managers, un dispositif d’écoute est accessible à 94 % et la mise en place d’un dispositif de gestion de crise est établi pour 72 % des entités.

En 2013, le partage des pratiques en matière de qualité de vie au travail, s’est poursuivi. En juin 2013, lors des journées d’échange et de partage entre membres de la filière santé sécurité, un atelier sur la prévention des Risques Psycho-sociaux a démarré par une appropriation des différentes définitions de la Qualité de Vie au Travail, suivi d’un tour de table au cours duquel les participants ont communiqué sur l’état d’avancement de leur entité et ont partagé leurs bonnes pratiques.