Interview de Gérard Mestrallet pour BFM Business

 

Gérard Mestrallet, Président-Directeur Général d'ENGIEQuel regard portez-vous sur la stratégie et les résultats annuels du Groupe sur l’année 2014 ?

Nos résultats sont bons et solides. L’année dernière, nous avions annoncé un changement de stratégie très important, en redéfinissant de nouveaux objectifs de moyen terme : être leader dans la transition énergétique en Europe et être l’énergéticien de référence sur les marchés à forte croissance. Grâce à ces nouvelles orientations, ENGIE a poursuivi son développement en Europe dans les énergies renouvelables et les services dans tous ses métiers à l’international. En effet, nous avons eu beaucoup de succès sur le plan commercial et industriel. Concernant les résultats 2014, nos chiffres traduisent une réelle stabilité et un progrès en organique de nos divisions et de nos plateformes de croissances.

 

L’année 2014 a été mouvementée sur le plan climatique. Quelles en sont les répercussions pour le Groupe ?

Les éléments extérieurs ne nous ont pas gâtés pour plusieurs raisons. L’année 2014 a été la plus chaude depuis 1900, la consommation de gaz a donc baissé dans toute l’Europe. Nous avons connu également une sècheresse historique au Brésil où nous sommes un des très grands producteurs d’électricité à partir de barrages. Aujourd’hui, les barrages au Brésil sont vides à 80% ce qui entraine une baisse de la production électrique. Enfin, certaines centrales nucléaires belges ont également été à l’arrêt. Malgré toutes ces problématiques liées en grande majorité au contexte climatique, la solidité de notre modèle économique et de notre structure financière nous a permis d’atteindre nos objectifs financiers en 2014 et de continuer à faire baisser la dette pour la quatrième année consécutive. La dette nette s’établit aujourd’hui à 27,5 milliards d’euros et pour marquer sa confiance, le conseil d’administration a réitéré une politique de dividende forte : nous distribuons un dividende minimum de 1€ par action.

 

On parlait de transition énergétique, mais il y a aussi une transition au sein du Groupe ENGIE. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Isabelle Kocher a déjà été nommée Directeur Général Délégué en charge des opérations. Isabelle Kocher est aujourd’hui en charge des cinq branches opérationnelles du Groupe, à savoir, Energie Europe, Energy International, Global Gaz and GNL, Infrastructures et Energie Services. Nous allons rester sur cette configuration jusqu’en mai 2016, date à laquelle mes deux mandats s’achèvent.