Alors que le froid s’installe en Europe, les principaux industriels de l’énergie (GDF SUEZ, RWE, E.on, Enel, ENI, GasTerra, Iberdrola, Gas Natural, CEZ et Vattenfall) craignent les risques de blackout. Gérard Mestrallet explique cette situation par l’échec de la politique énergétique européenne : «sur le plan de la sécurité d’approvisionnement, mais […] aussi sur le plan de la compétitivité […]. C’est un échec aussi sur le plan du climat».

Pourquoi en est-on arrivé là ? Plusieurs facteurs expliquent cette situation : un charbon moins cher venu des Etats-Unis, le prix de gros de l’électricité qui a été divisé par deux, l’augmentation des taxes et le coût du renouvelable. Pour Gérard Mestrallet : «c’est ce coût du renouvelable qui fait que si les prix de gros ont été divisés par deux dans l’électricité en Europe depuis 2008, les prix pour les consommateurs n’ont cessé d’augmenter».

Si la situation du marché peut paraître dramatique, pour Gérard Mestrallet, les solutions existent : «réduire les subventions au secteur des renouvelables», ou en tout cas, de «rediriger ces subventions des technologies déjà matures vers les technologies renouvelables de demain». Une situation qui permettrait le développement de parcs éoliens plus performants comme celui de 1000 MW proposé par GDF SUEZ, EDP Renewables, Neoen Marine et Areva pour répondre à l’appel d’offre de la Commission de Régulation de l’Energie (CRE).

 

BFM Business : Gérard Mestrallet s’exprime sur la politique énergétique européenne