Le cri d’alarme du Groupe Magritte

Le Groupe Magritte réunit les dirigeants des plus grandes entreprises énergétiques d’Europe. Parmi eux se trouve Gérard Mestrallet, PDG de GDF SUEZ. En janvier 2014, ce Groupe avait exprimé ses inquiétudes suite à l’adoption par la Commission Européenne du cadre relatif à l’énergie et au climat à l’horizon 2030. Certes, cette proposition présentait des signes positifs en affirmant la nécessité de réformer le marché du carbone en Europe et d’intégrer progressivement des sources d’énergies renouvelables dans le marché. Néanmoins, aux yeux du Groupe Magritte, il importait de se focaliser sur un unique objectif : la réduction des gaz à effet de serre (GES), afin de parvenir à mettre en place une stratégie ambitieuse et réaliste en faveur des technologies faiblement carbonées, sans pour autant compromettre la compétitivité industrielle en Europe.

 

Gérard Mestrallet  revient sur le cri d’alarme qui a été poussé par le Groupe Magritte

«Il y a près d’un an, le Groupe Magritte – qui réunit les plus grands énergéticiens européens – a envoyé un message politique très fort en dénonçant le gâchis industriel pour l’Europe de l’énergie : nous faisions notamment référence aux nombreuses fermetures de centrales à gaz – victimes entre autres du développement non maîtrisé des énergies renouvelables et d’un charbon très bon marché – et en dépréciant de nombreux actifs. Avec à la clé un lourd problème de compétitivité de l’énergie».

Il se félicite aussi d’avoir su sensibiliser les dirigeants européens à cette situation préoccupante et à la problématique des énergies renouvelables, un axe majeur des actions de GDF SUEZ qui constitue selon lui l’avenir de l’énergie : «Le monde ancien se caractérisait par des centrales de production de plus en plus grosses. Le monde nouveau sera composé d’unités beaucoup plus réduites, celles en particulier des énergies renouvelables dont la taille est parfois un million de fois plus petite que les anciennes centrales. Cette réduction du format favorise la souplesse de la production, à travers des sites construits à proximité immédiate des territoires. Parallèlement, la convergence des technologies énergétiques industrielles et du digital favorise des modes de consommation beaucoup plus efficaces. Cette dimension fait partie aussi du nouveau monde de l’énergie qui se dessine».

Gérard Mestrallet conclut en rappelant combien la croissance responsable est une priorité pour GDF SUEZ. Il s’agit de répondre aux besoins en énergie tout en luttant contre les changements climatiques et en optimisant les ressources : «Chez GDF SUEZ, nous souhaitons résolument engager cette révolution culturelle et industrielle».

Retrouvez l’interview de Gérard Mestrallet sur le site du Figaro : «L’Europe de l’énergie peut trouver un nouveau souffle»