Smita Srinivas, économisteErik ORSENNA : Quel regard portez-vous, en qualité d’économiste, sur les réflexions menées au sein du Conseil de Stratégie Urbaine ?

Smita SRINIVAS : Pour cette 3e rencontre, j’ai trouvé très intéressant la manière dont le débat s’est ouvert, particulièrement les discussions sur les questions de l’implantation et la décentralisation à la fois de l’entreprise et de ses opérations. Il s’agit de créer des connections économiques en lien avec un monde en pleine mutation. Nous avons matière à réflexion. En regardant les sites investis par ENGIE à travers le monde, on se rend compte à quel point de nouveaux centres d’intérêts émergent. Nous devons totalement changer notre façon de penser dans la perspective de ces évolutions. Les relations croisées entre les différentes compétences, métiers, technologies, et infrastructures des villes ont évolué. De nouvelles combinaisons à la fois économiques, physiques et techniques, joueront un rôle clé à l’avenir.

 

E.O. : Quelles perspectives selon vous ?

S.S. : ENGIE a une façon tout à fait pionnière de mener les réflexions. De nombreuses opportunités existent pour concrétiser de manière porteuse les nouvelles solutions à mettre en place à la fois dans la façon dont les villes mais également les entreprises sont gérées. Si nous réfléchissons à des relations croisées entre environnements et structures politiques et sociales, nous pourrons penser davantage en termes d’adaptation. Je reste convaincue que nous obtiendrons des résultats. Ce fut une excellente réunion.