Matching Energy : venez voir si ça matche…

Retrouvez Gabrielle et d’autres collaborateurs d’ENGIE sur notre plateforme Matching Energy by ENGIE. Après un quiz en cinq clics vous trouverez peut-être votre alter ego chez ENGIE !

En cherchant bien, on trouve comment changer le monde

Au moment d’orienter ses études, les choix sont parfois difficiles. Sciences ou philo, maths ou histoire-géo ? Gabrielle Ménard a décidé de remplacer les « ou » par des « et ». Portait d’une tête chercheuse, qui a vu dans l’innovation énergétique le moyen d’être utile à tous.

L’énergie de jouer ensemble

Gabrielle est ingénieure de recherche au pôle Gaz Naturel Liquéfié (GNL) de l’ENGIE Lab CRIGEN, le centre de recherche d’ENGIE dédié aux métiers du gaz et aux énergies nouvelles, mais aussi violoniste. Dans son travail comme en musique, son approche est identique : « J’aime collaborer, en groupe. Je préfère jouer en orchestre plutôt que seule. Ensemble, on peut créer des choses très belles, très productives. » Sa passion pour l’énergie est née à l’école nationale des Mines. D’abord à Saint-Etienne, établissement qu’elle avait choisi pour son ouverture sur le management autant que pour la qualité de ses formations techniques, puis à Paris. Se rendant compte que « sans l’énergie, on ne fait rien », elle se penche sur les procédés et matières permettant d’en créer. Sensible aux enjeux du développement durable, elle effectue à Hong Kong un stage de recherche sur la valorisation de la biomasse et la conversion des déchets alimentaires en énergie. « J’avais hésité avec l’ingénierie de la santé. C’est le volet social et la diversité des sujets qui m’a poussée vers l’énergie. » Une expérience des plus enrichissantes, mais au travers de laquelle Gabrielle se rend compte des difficultés d’application à court terme de ces procédés d’avant-garde. De retour en France, la jeune femme cherche un sujet plus concret. Elle le trouve chez Air liquide, qui lui fait découvrir les frissons de la cryogénie. Sa mission au cours de ce nouveau stage est paradoxale : accompagner l’équipe d’industrialisation dans le développement du module de préchauffage d’un nouvel équipement sous température contrôlée, à - 40° C.

Chaleur humaine

Oubliez l’image d’Epinal du chercheur en blouse blanche, froid et distant, concentré jour et nuit sur sa paillasse. Résolument tournée vers la culture et l’humain, Gabrielle suit des cours d’histoire de l’art, découvre une ville européenne différente tous les trois mois et anime l’association des anciens élèves de son école. « À Saint Etienne, grâce à mon classement j’ai eu l’occasion de devenir déléguée de ma promotion. Je me suis beaucoup impliquée entre les élèves et l’école, pour créer une bonne ambiance. Je devais prendre la parole en public, faire des discours, gérer les réseaux et les évènements. J’étais associée à plein de choses, cela m’a ouvert l’esprit. »

Une passion de famille

Le passage de l’azote au Gaz Naturel Liquéfié (GNL) est parfaitement logique, quand on sait que le premier est stocké à -180° et le second à -161°. L’arrivée de Gabrielle au sein du ENGIE Lab CRIGEN a dû tout de même faire sourire son papa, dont le métier est de construire des réservoirs de stockage pour…du GNL ! Tout juste diplômée, la jeune ingénieure réalise aujourd’hui son rêve : rentrer dans un grand groupe français de l’énergie, dont le siège est à La Défense, le centre d’affaires en France. « J’ai la chance de vivre une expérience unique, au cœur des enjeux de la transition énergétique. »

Gabrielle a rejoint une équipe qui dispose d’un grand savoir-faire : 50 ans, depuis la création de la chaîne GNL. Son domaine de recherche s’étend de la liquéfaction du gaz naturel à sa distribution à petite échelle en passant par son transport et son stockage. Elle explique l’importance d’optimiser chaque étape afin de favoriser le développement de cette énergie moins émettrice de CO2 que les autres énergies fossiles, destinée à jouer un rôle de premier plan dans la transition énergétique : « Contrairement à l’azote, le GNL est un mélange de plusieurs composants. Il évolue au cours de sa vie, notamment pendant son transport et lorsqu’il repasse à l’état gazeux. » La maîtrise de cette composition tout au long de la chaîne est essentielle, chaque pays ayant ses propres normes de brûleurs. « Je suis responsable du développement d’un logiciel de comportement du GNL à bord des bateaux qui transportent le GNL appelés méthaniers, qui permet de calculer au cours d’un voyage les proportions exactes de ses composants : méthane, éthane, propane, butane… Cet outil d’aide à la décision est utilisé tous les jours pour répondre aux besoins commerciaux de la Global LNG BU, cela permet de rester proche des besoins opérationnels du groupe » Autre enjeu important : l’évaporation d’une faible quantité de GNL lors de son transport par méthanier. Habituellement, le gaz produit est utilisé pour la propulsion du bateau mais s’il reste immobilisé ou que sa consommation est plus faible que prévu, le gaz est perdu. « Nous cherchons à optimiser le fonctionnement des méthaniers en intégrant les données des navires à nos modèles thermodynamiques grâce à de l’intelligence artificielle. » Fascinée par le monde maritime et ces usines flottantes, Gabrielle enchaîne les projets avec enthousiasme. Elle travaille en relation avec toutes les entités du Groupe sur des sujets très différents, notamment un nouveau type de bateau-terminal qui pourrait alimenter les îles non–raccordées au réseau, ou encore une étude pour améliorer le design des usines de liquéfaction. « Depuis mon arrivée fin 2013, j’ai énormément progressé, gagné en compétence et en responsabilités. »

Gabrielle apprécie l’autonomie dont elle dispose. « Notre travail est exigeant mais nous gérons notre temps comme nous le souhaitons. Cela permet de faire d’autres choses à côté et les managers respectent nos passions. »

L’avenir, elle le voit avec optimisme, persuadée que le monde de l’énergie va beaucoup changer et que la stratégie d’ENGIE de développer des solutions décentralisées et digitalisées est pertinente. « Le Groupe dispose d’une force de frappe très importante et cela dans le monde entier. Il offre à la fois des projets techniquement passionnants et des possibilités d’évolution dans un environnement en pleine mutation de transition énergétique. » Elle est prête à donner le meilleur d’elle-même pour faire bouger les choses.

Gabrielle Menard