Les engagements du Groupe

Le Groupe est engagé dans 7 actions, conformément aux exigences inscrites dans le CEO Water Mandate (une initiative du Global Compact des Nations Unies) :

  • Identifier les sites exposés aux risques hydriques ;
  • Vérifier la conformité avec les législations locales ;
  • Définir un plan d’action pour tous les sites identifiés comme exposés à un risque hydrique extrême ;
  • Mesurer l’empreinte eau de toutes les activités ;
  • Améliorer l’information et la transparence sur ce sujet ;
  • Contribuer à améliorer la gestion et la gouvernance de l’eau ;
  • Inciter les fournisseurs à prendre en compte leurs impacts eau.

Agir à la source

ENGIE entreprend plusieurs actions pour améliorer la gestion de l’eau en limitant les prélèvements et la consommation d’eau, en privilégiant les solutions de recyclage des eaux usées et en limitant l’impact environnemental des eaux résiduelles industrielles. Cet ensemble de mesures vise non seulement à réduire le volume des eaux usées, mais aussi à maintenir la qualité de l’eau tout au long des processus industriels jusqu’à son retour à son milieu naturel.

Australie

Australie - Modification de la source en eau

Les épisodes de grande sécheresse que l’Australie a connus ces dernières années et le besoin croissant en eau potable ont conduit les entreprises locales à développer des solutions alternatives à l’utilisation d’eau douce. Ainsi, le site de cogénération de Kwinana, situé près de Perth, a changé ses processus pour pouvoir substituer 80% de son eau douce par de l’eau industrielle issue d’un traitement de recyclage. Depuis, d’autres entreprises de la zone industrielle ont suivi cet exemple, réduisant durablement la demande en eau douce.

Atténuer les impacts de stress hydrique

Cet engagement fort d’ENGIE sur l’empreinte eau se traduit par l’identification des sites industriels localisés dans des zones de stress hydrique et la mise en place de plans d’actions pour réduire l’impact des activités d’ENGIE sur les ressources en eau locales.

Chaque année, ENGIE évalue le risque de stress hydrique pour l’ensemble des sites industriels du Groupe en se référant aux indices de l’outil Aqueduct (World Resource Institute). En 2017, 37 sites (7% des sites) sont dans des zones de stress hydrique extrême. Pour ces sites, des plans d’action sont en cours de déploiement. L’impact du stress hydrique est fortement lié au type d’activités et aux besoins en eau douce de chaque site. Seuls 5 sites sur les 37 ont des besoins significatifs en eau douce (seuil >100 000 m3/an). Pour les autres, l’intérêt est de contribuer à la préservation des ressources en eau douce, par exemple, en favorisant la réutilisation de l’eau par d’autres acteurs du bassin versant.

Chili

Chili – Récupération de l’eau de la centrale par une mine

Aujourd’hui, une partie de l’eau de refroidissement de l’installation de Mejillones est vendue à une société minière de cuivre et de molybdène de la Région d’Antofagasta, ce qui réduit le rejet d’eaux usées dans la mer et évite le prélèvement d’eau de mer ailleurs dans la Baie de Mejillones. L’eau est acheminée par un aqueduc de 140 km de long, entre Mejillones et le site minier. Des réunions sont organisées avec les autorités locales pour développer la réutilisation de l’eau de mer utilisée dans le circuit de refroidissement de l’installation du site.

Performance

En 2017, pour la seconde année consécutive, le CDP Water a publié sa notation des entreprises qui ont répondu à son questionnaire. ENGIE a atteint un très bon score : Leadership A-, stable par rapport à 2016. Ce résultat est le fruit de quatre années d’amélioration de la gestion de l’eau au sein des activités d’ENGIE, et confirme la bonne performance du Groupe sur les problématiques environnementales. Le programme eau du CDP incite les entreprises à afficher et à réduire leur impact environnemental. Les données collectées par le CDP influent sur les décideurs pour réduire les risques, saisir des opportunités et mener des actions pour un monde plus durable.

La réponse au questionnaire est disponible sur le site web du CDP avec les informations détaillées du reporting eau d’ENGIE.

Le Groupe s’est donné comme objectif de réduire ses prélèvements d’eau douce liés à sa production d’énergie mondiale de 15% en 2020 par rapport à 2012. En 2017, le ratio a baissé de 48%, dépassant l’objectif fixé pour 2020.

Pratiques de la Gestion de l’eau

Les empreintes hydriques sont un point de départ essentiel pour analyser l’impact des activités sur les ressources en eau. Plusieurs méthodes d’évaluation des empreintes hydriques sont actuellement disponibles. ENGIE choisit la méthode d’évaluation la mieux adaptée aux métiers de l’énergie. La première étape s’est traduite en 2012 par l’analyse du Cycle de Vie de chaque kWh d’électricité. L’empreinte eau de la chaîne du gaz naturel a également été évaluée en 2015-2016.

Depuis 2007, le Groupe est membre du CEO Water Mandate, une initiative lancée dans le cadre du Global Compact des Nations Unies pour faire travailler ensemble des entreprises sur l’amélioration de la qualité de l’eau. Dans ce contexte, ENGIE s’est engagé à optimiser sa gestion de l’eau au niveau de ses installations, tout en travaillant avec ses fournisseurs pour évaluer leurs performances dans ce domaine et améliorer la qualité des eaux usées traitées. Cet engagement vise également à développer des partenariats avec des parties prenantes pour discuter des questions liées à une gestion durable de l’eau et produire des états d’avancement transparents en la matière.

Lors de la COP21, ENGIE a signé le « Business Alliance for Water and Climate » (BAFWAC).

Les entreprises signataires s’engagent à :

  • Analyser et partager les informations sur les risques liés au stress hydrique pour mettre en œuvre des stratégies de réponse concertées
  • Mesurer et publier les données sur l’utilisation de l’eau
  • Réduire les impacts sur l’eau au niveau opérationnel et dans la chaîne de valeur.