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Notre partenaire ENERGY OBSERVER continue son odyssée contre vents, marées et crise sanitaire

Par ENGIE - 19 mai 2020 - 17:28

Alors qu’il avait prévu de traverser le Pacifique pour rejoindre le Japon au moment des Jeux Olympiques, la crise du Covid-19 a forcé ENERGY OBSERVER à revoir ses plans. Le 8 mai, le navire propulsé à l’hydrogène s’est élancé depuis Fort-de-France pour deux mois de navigation en autonomie complète dans les Caraïbes. Confronté aux difficultés provoquées par la crise sanitaire, ENERGY OBSERVER a su s’adapter pour poursuivre sa mission.

 

Malgré la crise sanitaire et la difficulté de se ravitailler, ENERGY OBSERVER avance. Après avoir rejoint Tenerife (Canaries) depuis la Bretagne, le navire propulsé à l’hydrogène est arrivé fin avril en Martinique au bout d’une traversée de l’Atlantique de 34 jours, soit 5000 miles nautiques. 

 

C’est un challenge pour eux, car ils ne devaient pas partir aussi longtemps, ils sont éloignés de leurs familles et ont dû trouver des moyens d’être autonomes pour produire leur propre eau potable et optimiser l’avitaillement car certains pays refusaient même que le bateau reste au mouillage”, témoignait en avril le capitaine Victorien Erussard sur le site d’ENERGY OBSERVER.

Le fondateur et capitaine Victorien Erussard ne faisait lui pas partie de l’équipage de départ. Il a rejoint le navire à Fort-de-France avec Jérôme Delafosse, chef d’expédition et réalisateur de documentaires, pour la deuxième étape du périple bouleversé. Avec lui et un équipage de 6 autres personnes, ils se sont élancés le 8 mai pour deux mois à travers les Caraïbes, jusqu’en Guyane, avec comme objectif de parcourir ensuite l’Amazonie. Parmi eux, se trouvent aussi une apnéiste reporter, un docteur en biologie marine et un explorateur.

 

Un navire seul au milieu de la nature

Habitué à croiser des cargos et navires de croisière, ENERGY OBSERVER est depuis mars bien seul sur les mers, au milieu de dauphins, baleines ou tortues. “Avec le Covid, il n'y a plus de trafic maritime, la nature est partout omniprésente”, explique Jérôme Delafosse au JDD. L’équipage continue à produire des vidéos et des articles autour de son environnement naturel et des technologies innovantes qu’il expérimente. Grâce au matériel embarqué - drones filmant jusqu'à 100 mètres sous la surface, caméras de cinémas - tout le monde peut profiter des paysages. 

 

L'objectif est de nous rapprocher au maximum de la nature pour en tirer des enseignements et envisager ce monde d'après dont tout le monde parle sans que personne ne sache ce qu'il sera", ajoute Jérôme Delafosse au JDD. Car l’un des buts de la mission reste de sensibiliser au besoin urgent d’une transition écologique, en montrant la beauté de la biodiversité et sa fragilité, alors que la propagation du Covid-19 pourrait avoir été facilitée par la destruction des milieux naturels de certaines espèces. La crise actuelle renforce même encore leur motivation à promouvoir des solutions pour des modes de production plus vertueux. “Le fait que cette crise sanitaire soit très rapidement devenue une crise économique et sociale mondiale montre que tout est lié, à l’image de l’interdépendance des piliers du développement durable”, explique Victorien Erussard.

 

Un confinement en mer rendu possible par les innovations

ENERGY OBSERVER fonctionne en cohérence avec ses ambitions écologiques et le bilan énergétique de la première partie du périple est positif. Grâce à la production supplémentaire permise par les nouveaux panneaux solaires verticaux, aux nouvelles OceanWings et au meilleur rendement en hydrogène, le bateau a pu naviguer sans aucun apport de carburant et malgré une consommation conséquente due à la cuisine électrique, aux ordinateurs, aux écrans tactiles, aux réfrigérateurs… ENERGY OBSERVER a au total enregistré un surplus d’énergie de près de 500 kWh sur la période de sa traversée transatlantique.
 

Bilan énergétique ENERGY OBSERVER

Cette traversée a donc validé les inédites capacités de performance et de fiabilité de ce mini-réseau énergétique autonome. De quoi envisager sereinement des semaines d’exploration dans les sites de biodiversité lesplus reculés, de la forêt amazonienne aux Galapagos, alors même que toute escale est souvent prohibée et la plupart des bateaux cloués à quai. Confinés en mer, en toute autonomie grâce au vent, au soleil… et aux caractéristiques de la molécule la plus répandue dans l’univers : l’hydrogène”, précise dans un communiqué ENERGY OBSERVER.