Tribune publiée le 23 mars 2018 sur LinkedIn (extraits)

Anne Chassagnette

ENGIE est présent sur l’ensemble de ces solutions alternatives

L’hydrogène se positionne comme une solution alternative et complémentaire au GNV et à l’électricité (véhicules à batteries) dans le cadre de la transition énergétique. Celle-ci amène en effet à repenser le modèle, qui prévalait jusqu’ici, selon lequel un seul carburant peut répondre à l’ensemble des usages. L’avenir est à un modèle de carburants complémentaires permettant d’apporter à la fois une réponse aux enjeux environnementaux auxquels nous devons faire face au niveau local (qualité de l’air) et au niveau global (réchauffement climatique) tout en s’assurant de répondre aux enjeux technico-économiques des segments de véhicules visés.

Vers un mix équilibré des carburants

Si le Diesel reste actuellement la technologie la moins chère et la plus simple, est-elle encore acceptable d’un point de vue environnemental et notamment pour la qualité de l’air en milieu urbain ? D’autant plus qu’il existe des solutions alternatives innovantes, dont la mise en œuvre peut s’opérer immédiatement.

L’avenir est à un mix équilibré de carburants selon la formule « à chaque carburant son usage ». Pour les véhicules légers à besoin d’autonomie limité, le véhicule électrique à batterie est une solution parfaitement adaptée.

Pour les véhicules plus lourds et les besoins en autonomie importants, les solutions gaz naturel carburant et hydrogène sont les mieux adaptées pour garantir une exploitation répondant aux attentes et enjeux des utilisateurs. En effet, quelle que soit la technologie, le bilan environnemental est à évaluer dans son ensemble et non uniquement à l’échelle du véhicule. Or, rappelons-le, un véhicule électrique à batteries ou hydrogène n’est pas intrinsèquement un véhicule propre. Tout dépend de la façon dont l’électricité ou l’hydrogène sont produits.

Si l’électricité est produite à partir de centrales fortement émettrices de CO2 (centrales à charbon par exemple), le bilan peut se révéler pire qu’un véhicule Diesel. En France, la situation est plutôt favorable, avec un mix énergétique faiblement carboné (principalement du nucléaire et des énergies renouvelables).

La même analyse doit être faite avec l’hydrogène : il faut s’assurer que le procédé de production d’H2 soit faiblement émetteur de CO2. C’est pourquoi ENGIE se positionne sur la production d’hydrogène par électrolyse à partir d’électricité d’origine renouvelable. Pour un carburant réellement « zéro émission ».

L’hydrogène, technologie mature au service des bus en France

Le positionnement de l’hydrogène sur ce segment s’accélère : ENGIE vient en effet de se voir attribuer le deuxième marché d’avitaillement de bus hydrogène en France (SMT AG - Syndicat Mixte des Transports Artois-Gohelle) après un premier succès cet été à Pau.

D’autres appels d’offres sont prévus en 2018 en France.

Forts de notre expérience historique de fournisseur de carburants alternatifs, c’est une solution basée sur l’hydrogène renouvelable que nous développons pour le transport de personnes. Les bus ne font pas le plein d’électrons, mais d’hydrogène selon un mode opératoire proche de celui des carburants gazeux distribués par GNVERT depuis maintenant 20 ans. L’hydrogène alimente les piles à combustible installées dans les bus, et celles-ci fournissent l’électricité aux moteurs électriques du véhicule. Pour développer cette réponse au défi de la mobilité verte, nous avons pu compter sur l’expertise européenne et en particulier de la « French tech » de l’hydrogène. La France est en effet riche aujourd’hui de start-ups dont l’expertise sur le stockage de l’hydrogène carburant et les piles à combustibles est reconnue à travers le monde. […]