«Nos règles qui sauvent»

Les accidents mortels sont inacceptables au regard des valeurs du Groupe, et c’est le sens de l’objectif «zéro accident mortel».

L’analyse des accidents les plus graves survenus dans le passé a conduit à ce constat : quelques règles concrètes, si elles avaient pu être respectées, auraient permis d’éviter la plupart de ces accidents. Ainsi «9 Règles Qui Sauvent» ont été définies et sont la pierre angulaire du plan «zéro accident mortel» initié mi-2012.

Ce plan est plus que jamais une priorité et l’année 2013 a vu la mise en place d’une démarche de fond visant l’engagement individuel et collectif au respect sans faille de ces neuf règles. L’approche décentralisée et participative du dispositif s’adapte à la diversité du Groupe afin que chacun puisse s’y engager concrètement. Un kit d’animation adaptable aux situations locales est fourni. Un site Internet dédié a été créé avec des outils en version modifiable, en huit langues.

Pour gagner l’adhésion et la participation de chacun, le développement d’un climat de confiance et d’échange qui encourage les propositions et valorisent les succès est essentiel. Les leviers d’action pour favoriser ce climat sont les visites des managers sur le terrain, les relations avec les partenaires et les réunions d’équipes, Pour ce faire, un parcours de formation spécifique des managers au «Leadership Santé Sécurité» a été mis en place et déployé via ENGIE University.

La démarche zéro accident mortel, a été retenue comme thème d’action principal du Groupe lors de la journée mondiale de la Santé-Sécurité au travail. A cette occasion, le siège central et les Branches du Groupe se sont mobilisés autour de différentes actions et les équipes locales se sont également impliquées.

Lancée fin 2013, la communauté de pratique (COP) dénommée Facteurs Humains et Organisationnels (FH&O) a pour ambition de faire progresser le Groupe en matière de sécurité en agissant sur les facteurs humains et organisationnels. Plusieurs objectifs sont visés : constituer un réseau d’acteurs et de coopération permettant de développer les synergies nécessaires, capitaliser sur les démarches FH&O internes et externes pour construire un cadre de référence commun, adapter des méthodes et outils existants ou tester des démarches d’amélioration innovantes, anticiper ou repérer les problématiques FH&O ainsi que les gisements de progrès internes et externes les plus pertinents.

 

Communauté EPI (Equipement de Protection Individuelle)
L’objectif principal de la Communauté EPI (Equipement de Protection Individuelle), co-animée par la Direction Santé Sécurité et la Direction Achats Groupe, est de mettre à disposition des acteurs de la prévention des catalogues d’EPI optimisés, tant du point de vue de la qualité des EPI que de leur coût. Les BU’s participantes y sont représentées par des prescripteurs et des acheteurs. Tout nouvel EPI fait l’objet de tests par les opérateurs des différentes BU’s, le retour d’expérience de ces utilisateurs de terrain étant exploité pour sélectionner les meilleurs équipements. Les coûts sont optimisés, tant par la rationalisation du nombre de références que par le volume d’achats qui en résulte. De plus, la simplification de la logistique des fournisseurs conduit à une meilleure qualité des approvisionnements. Des comités de pilotage se tiennent chaque trimestre pour décider des orientations techniques et achats en fonction des propositions des différents sous-groupes travaillant par famille d’EPI. Une convention a été établie et les objectifs sont suivis par des indicateurs d’avancement. Au terme de ce processus, le travail effectué permet à la Direction des Achats de mettre à disposition des BU’s des marchés globaux d’EPI avec les fournisseurs et les distributeurs sélectionnés, ainsi que des marchés spécifiques (comme pour les détecteurs de gaz portables).

 

L’objectif de la communauté de pratique (COP) terrassement & tranchées est de proposer des solutions pour maîtriser les risques lors des opérations de terrassement, notamment dans les tranchées. En effet, le retour d’expérience a montré que ce risque était mal maîtrisé dans le Groupe et que les accidents mortels étaient récurrents. La COP est donc d’abord un lieu d’échanges entre les BU’s «réseaux» et «travaux», sur les meilleures pratiques à adopter pour respecter la «règle qui sauve» concernant les tranchées. Par ailleurs, des objectifs plus opérationnels ont été définis :

  • Élaboration d’un guide de sélection des techniques de blindage des tranchées, à destination des services d’ingénierie du Groupe.
  • Proposition d’un permis de fouille type.
  • Proposition d’un canevas de formation pour les chargés d’affaires et superviseurs de chantiers.

En parallèle, des échanges de bonnes pratiques sont effectués pour réduire les dommages sur les ouvrages du sous-sol, notamment pour les réseaux d’ENGIE.

Sécurité des installations

Allant au-delà des exigences réglementaires, la politique d’ENGIE en matière de sécurité des installations privilégie la maîtrise des risques à toutes les étapes : conception de projets, exploitation, démantèlement…

La sécurité industrielle des installations sur lesquelles le Groupe intervient est une de ses préoccupations majeures. Toutes les activités industrielles menées par le Groupe le sont dans le cadre des réglementations de sécurité en vigueur.

La maîtrise de ces risques est assurée entre autres par la mise en œuvre, sur chaque site, d’un système de gestion de la sécurité fondé sur le principe d’amélioration continue. Un référentiel spécifique de contrôle a été déployé dans le cadre du programme de contrôle interne du Groupe. Afin de se protéger des actes de malveillance visant des systèmes de contrôle industriels (SCI), un plan d’action Groupe a été engagé fin 2012. Des modules de formations et des outils ont été mis en place. Les sites critiques et les mesures associées ont été définis.

FAITS MARQUANTS

Avec un programme d’investissement de plus de 7 milliards d’euros par an, le Groupe se doit aussi d’être vigilant quant à la maîtrise des risques pendant les phases de conception, de construction et de mise en route de nouveaux projets. Pour ce faire une règle «santé et sécurité dans les projets et acquisitions», la RG 09 a été définie et déployée. À chaque niveau de décision d’investissement et à chaque étape critique du projet, l’association de l’expert en matière de santé sécurité est nécessaire.

Les appels d’offre incluent des exigences en matière de santé et de sécurité qui servent à l’évaluation des futurs contractants et de leurs sous-traitants. L’organisation des responsabilités doit être garantie bien avant que le chantier ne démarre et un dossier santé sécurité, dédié, est enrichi tout au long du projet.

 

Income, le référentiel de contrôle interne du Groupe intègre depuis 2012 un module de sécurité industrielle. Cet outil qui couvre l’ensemble des risques de l’entreprise et définit des contrôles obligatoires est dorénavant associé à un système d’auto-questionnement qui doit permettre aux responsables d’exploitation de passer en revue les éléments clés de leur système de maîtrise de sécurité industrielle.

En complément à ces dispositions structurantes, le Groupe donne une place importante aux leviers d’optimisation que représentent le benchmark et le retour d’expérience. C’est dans ce cadre qu’après un benchmark externe et une étude des accidents mortels survenus dans le Groupe, ont été établies les «9 Règles Qui Sauvent», dispositions qui si elles avaient pu être respectées, auraient permis d’éviter la plupart des décès.

2 questions à

GÉRARD MESTRALLET

« Chacun a un rôle à jouer pour préserver sa vie mais aussi celle des autres »





Lutter contre les accidents graves et mortels a toujours été au centre de nos préoccupations.
J’ai donc décidé avec le soutien du Comité Exécutif du Groupe d’initier un plan d’action «zéro accidents mortels» dont l’objectif est de nous engager tous ensemble, y compris nos entreprises extérieures partenaires, autour de cette valeur commune : sauver des vies.

Les respects de règles concrètes permettent d’éviter la plupart des accidents graves.
Nous avons mis ces règles au cœur d’une démarche managériale baptisée «nos règles qui sauvent». Nous devons tous nous assurer qu’elles sont respectées de tous et engageons nos managers à s’assurer au quotidien que l’environnement de travail de nos équipes permettent de les respecter.