MOBILITÉ VERTE

Décarboner la mobilité lourde : la solution du mix carburants d’ENGIE

Par ENGIE - 02 juin 2021 - 10:34

Le secteur de la mobilité lourde commence sa route vers la décarbonation. Comment ENGIE accompagne les constructeurs pour relever ces immenses défis ? Focus sur ce nouveau front de bataille de la transition énergétique.

 

Leader du marché de la mobilité électrique urbaine et péri-urbaine en Europe ! En signant le 20 mai avec Mercedes-Benz Trucks, ENGIE devient le premier énergéticien partenaire des grands constructeurs de la mobilité électrique lourde. Mais où en sommes-nous du développement de la flotte électrique des véhicules lourds ? Quels sont les challenges qui attendent les constructeurs et énergéticiens ?

 

Mobilité lourde : c’est parti !

« 2020 a marqué un véritable tournant pour la mobilité verte des véhicules légers, explique Ovarith Troeung, Directeur de la Mobilité durable chez ENGIE, les ventes ont bondi de 43 % dans le monde, soit 3,2 millions d’unités vendues, dans une année pourtant marquée par un recul des ventes globales par rapport à 2019. En revanche, côté véhicules lourds, nous ne sommes qu’au début de l’histoire. » Le point de bascule est en effet loin et proche en même temps : loin, car l’électrique n’a représenté en 2020 que 4,2 % des ventes dans le monde, et proche car la pression du législateur européen, et français en particulier, se fait sentir, accompagnée d’un secteur du transport lourd, des constructeurs jusqu’aux donneurs d’ordre, qui se lancent à leur tour dans la décarbonation.

 

Des zones à faibles émissions se mettent par exemple en place, pour limiter les émissions de particules et d’oxydes d’azote et la pollution sonore dans les grandes métropoles de six pays d’Europe. En 2025, cette mesure concernera en France toutes les agglomérations de 150 000 habitants. Au niveau européen, pour tenir les objectifs d’émissions de CO2 imposés par l'UE, environ 200 000 camions électriques devront circuler à l’horizon 2030. Un challenge considérable à l’heure où seulement 2 300 sont aujourd’hui en circulation sur les routes, mais dont la baisse prochaine des coûts d’exploitation, à terme comparables à ceux du diesel, va changer la donne.
L’enjeu est de taille et rend la mobilité lourde plus complexe à déployer en flotte électrique, comparée aux véhicules légers. Mais quelles sont les conditions de ce déploiement ?

 

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-25,6 % d’immatriculations de camions diesel en Europe en 2020 (source : ACEA)

 

Comment favoriser la mobilité électrique ?

En termes de mobilité lourde, il y a d’un côté les véhicules qui assurent des trajets sur de longues distances (camions de transport de marchandises), de l’autre les camions urbains et péri-urbains de plus faible tonnage qui roulent sur des trajets plus courts. L’usage actuel de la batterie limite l’autonomie des camions et bus à 300 km. L’équipement de bornes de recharge dans les villes et territoires est donc central : pour atteindre les objectifs réglementaires, il faudrait déployer au moins 17 000 points de recharge publics d'ici 2025, dont 13 000 proposant des puissances de charge supérieurs à 100 kW. Un chiffre amené à décoller par la suite, avec un objectif final de 90 000 points de recharge à l’horizon 2030. Cependant, malgré cet effort considérable d’équipement, la mobilité électrique est moins adaptée aux longues distances, elle restera donc privilégiée dans les villes et leurs périphéries pour les véhicules lourds.

 

Besoin de maîtriser le coût de l’électrique, de s’informer sur l’installation des bornes de recharge, d’en prévoir sur les trajets, tout en fonctionnant aussi souplement qu’avec la mobilité diesel pour ne pas perdre en productivité… La mobilité électrique lourde entraîne une remise à plat de toute la chaîne de valeur chez les opérateurs de flottes de bus et de camions. 

 

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90 000 points de recharge à l’horizon 2030.

 

ENGIE, la promesse du « Mix Carburants »

« Pour répondre à ces enjeux multiples, poursuit Ovarith Troeung, nous avons fait le choix d’être agnostiques en matière de technologies et de sources d’énergies : nous sommes convaincus que la réponse réside dans leur combinaison et la complémentarité des carburants propres, à décliner en fonction des besoins du client et du contexte local. Nous sommes ainsi présents dans la mobilité électrique mais aussi le gaz naturel véhicule, le bioGNV et l’hydrogène, et ce, à double titre, en tant qu’opérateurs des infrastructures et fournisseurs de ces carburants propres ! »
Il s’agit ainsi de répondre à des demandes hors-normes, comme le rechargement rapide des camions avec des chargeurs de plus en plus puissants. Mais aussi d’être capable de produire localement une énergie propre, avec des panneaux photovoltaïques sur les toits des dépôts par exemple, de stocker l’électricité sur site ou de proposer une solution de recharge intelligente à base d’énergies renouvelables. Face à l’ampleur de ces défis, nous proposons une offre de “mix carburants”, qui combine mobilité électrique et carburants verts.

 

A l’image du mix énergétique qui valorise le recours à plusieurs sources d’énergies, le « mix carburants » propose des carburants propres et complémentaires, offrant non seulement une production mais un usage bas carbone. ENGIE est l’un des rares énergéticiens à pouvoir recommander cette énergie, vendre l’infrastructure associée, l’installer et fournir le carburant grâce à son offre de Gaz Naturel Véhicules (GNV) ou bioGNV, une solution économique et technologique immédiatement disponible offrant une réelle réduction des émissions de gaz à effet de serre. Cette solution est par exemple déployée dans la station multi-carburants du marché international de Rungis en France qui avitaille des véhicules utilitaires au GNV et à l’hydrogène. 
A terme, l’objectif est de s’appuyer sur l’hydrogène vert comprimé qui offrira une autonomie de 400 km, et ensuite sur l’hydrogène liquide pour la longue distance. 
Ces carburants répondent, au même titre que l’électrique, au souhait du secteur des transports lourds de décarboner ses flottes de diminuer leur impact sonore en milieu urbain. Grâce à ce mix “carburants propres”, ENGIE peut accompagner ses clients dans leur trajectoire vers la neutralité carbone. 

 

“ Nous avons fait le choix d’être agnostiques en matière de technologies et de sources d’énergies : nous sommes convaincus que la réponse réside dans leur combinaison et la complémentarité des carburants propres.” 
Ovarith Troeung, Directeur de la Mobilité durable chez ENGIE

 

Scania et Daimler font confiance à ENGIE

Après Scania en 2020, c’est le constructeur haut de gamme Mercedes-Benz Trucks qui a fait appel à ENGIE pour leur approche intégrée. Avec ce partenariat, les opérateurs de transport de marchandises vont bénéficier d’un service intégré d’électrification de leur flotte de véhicules lourds dans sept pays européens. Le constructeur allemand fournit les camions électriques ainsi que les logiciels de contrôle intelligent du processus de charge ; ENGIE étudie, conçoit, et fournit les équipements électriques et les infrastructures de charge, et assure également leur maintenance ; le contrat prévoit aussi de livrer une solution de recharge haute puissance intelligente et évolutive adaptée à chaque client. 
Pour les constructeurs allemands et suédois, ENGIE déploie ainsi l’étendue de ses compétences pour accompagner les acteurs du transport engagés dans la décarbonation : proposition d’un mix de carburants propres et fourniture d’énergie verte, mise en place des infrastructures adéquates et exploitation, intégration à la production de renouvelable solaire sur site, intégration avec des systèmes de stockage stationnaires par batterie… Le tout avec la solidité d’un groupe capable de financer, détenir et exploiter les infrastructures de recharge électrique.

 

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