ÉNERGIE ÉOLIENNE

Éolien en mer en France : une filière qui décolle

Par ENGIE - 07 septembre 2022 - 16:15

Aujourd’hui, près de 5800 éoliennes en mer sont implantées en Europe. Parmi elles, seulement 27 sont installées en France : celles du parc en mer de Saint-Nazaire, qui en comptera 80 au total et qui a commencé à produire de l’électricité cette année. Pour accélérer la cadence, la France s’est fixée comme objectif la construction de 50 parcs éoliens en mer à l’horizon 2050.

 

Eoliennes offshore en France : simplifier la loi pour accélérer la transition énergétique

Aujourd’hui, il faut en moyenne huit à dix ans pour pouvoir développer un projet éolien offshore. C'est le double du délai de nos voisins européens. La loi de simplification transmise par le gouvernement le 12 août 2022 aux acteurs de la filière verte vise à accélérer le développement des énergies renouvelables en France dans les 4 prochaines années. Le texte propose « des mesures exceptionnelles et transitoires » pour simplifier les démarches administratives et éviter les délais excessifs : il limiterait ainsi le nombre de recours (qui ralentissent plus d’un tiers des projets), en plafonnant leur durée à 10 mois et créerait un guichet unique numérique pour faciliter les échanges entre les services de l’État et les porteurs de projet. La loi sera examinée en conseil des ministres en septembre puis par le Parlement en octobre 2022.

 

Pourquoi l’éolien en mer décolle-t-il aujourd’hui ?

  • Parce que le contexte politique et énergétique nous impose d’accélérer la trajectoire vers l’autonomie énergétique de la France et le développement des énergies renouvelables.
  • Parce que la filière est compétitive, les coûts de production baissant plus vite que prévu avec -9 % entre 2019 et 20201.
  • Parce que la France s’est fixée comme objectif ambitieux d’atteindre une capacité installée d’éolien en mer (posé et flottant) de 2,4 GW en 2023 et environ 5 GW en 20282, puis 40 GW en 2050.
  • Parce que les progrès technologiques permettent une augmentation de la puissance des éoliennes.
  • Parce que la France compte sur son territoire des capacités industrielles de fabrication de turbines et de pales et de nombreuses infrastructures portuaires pouvant contribuer au développement de l’éolien offshore.

 

Le saviez-vous ? L’éolien en mer crée des emplois sur tout le territoire : de 6 500 emplois en 2021, la filière pourrait créer jusqu’à 20 000 emplois directs et indirects d’ici 20353 en France.

 

Comment la filière de l'éolien en mer est-elle organisée en France ?

Le secteur de l’éolien offshore en France mêle PME et grosses entreprises. Environ 17 % sont des experts de l’activité, les autres appartiennent aux secteurs du bâtiment, de l'énergie, de la construction navale ou encore de la logistique. Si la filière se développe, c'est grâce à l’effort de diversification des entreprises qui transforment leur outil industriel pour fabriquer les composants des parcs éoliens offshore. Le secteur parapétrolier en France bénéficie à cet égard de technologies performantes qui en font un acteur privilégié pour développer les systèmes d’ancrage des parcs éoliens flottants. De la même manière, l’usine Eiffage Metal à Fos-sur-Mer, qui menaçait de fermer, a trouvé un nouveau débouché avec la fabrication des flotteurs acier pour la ferme pilote éolienne flottante au large de Leucate en Méditerranée.

En parallèle, des usines sont également créées, comme l’usine General Electric Renewable Energy de Saint-Nazaire en 2014, qui emploie désormais plus de 450 personnes pour la fabrication des nacelles et générateurs du parc éolien en mer de Saint-Nazaire.

L’usine Siemens Gamesa qui a ouvert au Havre en 2022 est la première usine au monde regroupant la production de nacelles et de pales offshore. Sur les 750 emplois directs et indirects prévus, 500 sont déjà pourvus. L’usine va permettre d’équiper les prochains parcs éoliens, dont les trois parcs d’Ocean Winds à l’Île d’Yeu-Noirmoutier, Dieppe-Le Tréport et dans le Golfe du Lion. 

 

Quels sont les métiers sollicités ?

De la construction à l’exploitation et la maintenance, les métiers de la filière sont nombreux : électromécanicien(ne), coordinateur(trice) des opérations maritimes, ingénieur(e), spécialiste HSE (Haute Sécurité Environnementale), technicien(ne), capitaine de navire, responsable d’exploitation…

 

Ocean Winds, la co-entreprise ENGIE-EDPR qui monte

Ocean Winds, détenue à parts égales par EDPR et ENGIE créée en 2020, produit aujourd’hui 1,5 GW d’électricité verte dans le monde et a un portefeuille de 14,5 GW de projets (en exploitation, en construction et en développement). En France, elle développe actuellement trois parcs éoliens au large de Dieppe-Le Tréport, des îles d’Yeu et de Noirmoutier, et du Golfe du Lion. Ils seront mis en service en 2025, avec une capacité totale de près de 1 000 MW. 750 emplois sont mobilisés pour la fabrication d’éléments divers des trois parcs (fondations, câbles inter-éoliennes, sous-station électrique en mer) et leur installation en mer. Plus de 60 entreprises de Seine-Maritime et de la Somme collaborent avec Éoliennes en Mer Dieppe Le Tréport et plus de 100 organisations des Pays de la Loire travaillent avec Éoliennes en Mer île d’Yeu et de Noirmoutier. La filière industrielle de l’éolien en mer est lancée !

EolienMerMap-FR

1 Source : rapport IRENA 2020
2 Source : Ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires / Ministère de la Transition énergétique

3 Source AFP