ENERGIES RENOUVELABLES

Le repowering : moins d’éoliennes pour plus de puissance

Par ENGIE - 05 octobre 2023 - 10:00

Les opérations consistant à démanteler les éoliennes en fin de vie pour les remplacer par des turbines plus performantes vont se multiplier en Europe. Une vraie opportunité pour ENGIE, qui vise 58 % de capacités renouvelables dans sa production d’énergie en 2030.

 

Les éoliennes ont une durée de vie comprise entre 15 et 25 ans. « Une fois cette durée expirée, trois possibilités se présentent à nous : prolonger sa durée de vie d’environ trois à cinq ans  en fonction de l’état du parc, mener une opération de repowering, ou si ces alternatives ne sont pas possibles, démanteler le parc », explique Thomas Fabritius, VP Operations for Renewables Europe.

 

Repowering ? Cet anglicisme désigne le fait de remplacer les anciennes éoliennes par des modèles plus performants, ce qui permet d’augmenter la production d’un parc sans mobiliser de terrain supplémentaire, voire même d’en utiliser moins. « Le gain de puissance installée est très important, entre +60 % et +70 % en moyenne », souligne Thomas Fabritius. Une démarche durable, qui contribue à la feuille de route d’ENGIE de produire 80 GW d’énergies renouvelables en 2030 (contre 38 GW aujourd’hui).

 


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Que deviennent les éoliennes en fin de vie ?

À partir de 2025, plusieurs centaines d’éoliennes arriveront chaque année en fin de vie. ENGIE soutient les initiatives réglementaires pour renforcer l’encadrement de la gestion de la fin de vie et adopte les stratégies suivantes :

  • • Étendre la durée de vie de l’éolienne quand cela est possible
  • • Si cette option n’est pas viable économiquement, remplacer les éoliennes par une opération de repowering
  • • En dernier recours, démanteler les éoliennes sans les remplacer

Dans les deux derniers cas, ENGIE recycle en moyenne 90 % des composants. Un ratio amené à augmenter dans les années qui viennent.

Le marché du repowering est amené à croître très fortement, à court terme en Europe où les premières installations datent des années 1990, avec le Danemark en pays pionnier. Une vraie opportunité pour ENGIE, quatrième opérateur d'énergie éolienne du Vieux Continent avec un portefeuille de 6,6 GW. « Actuellement, une cinquantaine de nos parcs (sur un total de 400), représentant une capacité de 2 GW, font l’objet d’une analyse et pourraient être renouvelés dans les années qui viennent. Cela représente 10 % de notre portefeuille européen », précise Thomas Fabritius. Le groupe a déjà lancé ses premiers chantiers en France (parc de Widehem) et en Allemagne (parcs de Lovenich et Querstedt). D’autres sont prévus en Italie et en Belgique.

 


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Démanteler et recycler

Les défis sont nombreux pour le Groupe. « Le démantèlement des éoliennes constitue une activité nouvelle, chaque chantier est l’opportunité pour nos équipes d’apprendre. Nous devons capitaliser sur l’expérience acquise sur les premiers chantiers pour nous améliorer, notamment pour réaliser le démontage des installations dans le respect des règles H&S car il s’agit d’opérations à risque, pour lesquelles le retour d’expérience est encore limité », détaille Thomas Fabritius.

 

Le repowering ne se limite pas aux parcs éoliens. Il concernera bientôt aussi l’industrie photovoltaïque. Les panneaux solaires d’aujourd’hui sont bien plus efficaces qu’il y a une dizaine d’années. « Nous avons en France 16 sites photovoltaïques qui ont plus de  12 ans, pour une capacité d’environ 300 MW, poursuit Thomas Fabritius. D’ici une dizaine d’années se posera la question du remplacement de ces installations. » Un autre marché sur lequel ENGIE est bien positionné.