ÉNERGIE ÉOLIENNE

L'éolien en mer, une énergie verte d'avenir ?

Par ENGIE - 31 mars 2021 - 16:00

Énergie verte basée sur une technologie désormais mature, l'éolien en mer connaît – enfin ! - un développement marqué à travers le monde. Mais comment fonctionnent ces éoliennes installées dans la mer ? Quels sont leurs atouts ? Et à quoi peut-on s'attendre dans les prochaines années ? Décryptage...

 

Installées entre 10 et plusieurs dizaines de kilomètres des côtes, les éoliennes en mer (ou offshore) peuvent être soit posées, c'est à dire dotées de fondations sur le fond marin, à une profondeur maximale de cinquante à soixante mètres, soit flottantes. Dans ce cas, elles reposent sur une structure flottante à fleur d'eau, elle-même reliée au sol par des câbles, et peuvent alors être installées dans des zones de grande profondeur. A ce jour, l’éolien posé est très majoritaire, mais l’éolien flottant devrait véritablement décoller au cours de la décennie. Comme leurs « cousines » terrestres, les éoliennes en mer sont composées d'un mât équipé d'un rotor, à trois pales le plus souvent. Elles transforment l'énergie cinétique du vent en énergie électrique acheminée à une sous-station en mer puis, via des câbles sous-marins, à un poste électrique sur la terre ferme, lui-même relié au réseau. 

 

Eolien Onshore

 

Éoliennes en mer : puissance et stabilité

Spécialement conçues pour résister à la corrosion et aux courants, les éoliennes offshore sont en général de taille plus importante que leurs homologues terrestres. Des projets sont ainsi à l'étude pour mettre en œuvre des éoliennes en mer de plus de deux cents mètres de haut avec des pâles longues d'une centaine de mètres ! En prime, ces objets gigantesques bénéficient de vents plus constants et plus puissants, car non altérés par des obstacles. Elles fonctionnent dès que ceux-ci atteignent 10 km/h et s'arrêtent par sécurité quand ils dépassent les 108 km/h (30m/s). Pour toutes ces raisons, les éoliennes en mer sont de deux à quatre fois plus puissantes que les éoliennes terrestres et ont un facteur de charge – le taux d'utilisation – également sensiblement plus élevé.

L’éolien en mer a de beaux jours devant lui

Si le Danemark a fait figure de pionnier avec un premier parc éolien offshore mis en service en 1991, cette énergie 100 % verte se développe aux quatre coins du globe. En France par exemple, sept projets d'éoliennes en mer posées sont dans les tuyaux, tandis que trois pilotes d'éoliennes en mer flottantes ont été lancés. Au Royaume-Uni, un parc hors norme – 280 éoliennes près de trente fois plus puissantes que celles installées au Danemark en 1991 – verra le jour d'ici 2025/2026, à plus de 120 kilomètres des côtes. Il permettra de produire autant d'électricité qu'une centrale nucléaire de plusieurs réacteurs ! Et ça bouge aussi du côté des États-Unis et de l'Asie, ainsi qu'en Europe, qui garde un temps d'avance : l’Europe dispose en effet actuellement de plus de 80 % de la production d'énergie mondiale qui s'établit à 30 gigawatts. La filière a donc de beaux jours devant elle : on estime en effet que d'ici 2030, la puissance générée par les éoliennes en mer va être multipliée par 5 à 7. 

 

Vive le vent !