Le Groupe va dépenser 1,5 milliard d’euros dans les technologies émergentes et le digital entre 2016 et 2018.

La digitalisation est un axe stratégique pour ENGIE. Si les technologies numériques sont nécessaires pour accompagner la révolution énergétique, on assiste depuis quelques années à une prise de conscience croissante de leurs impacts environnementaux et de la contribution de l’informatique aux projets verts : d’où l’émergence des notions de « Green IT » et de « Green by IT ».

Pour ces raisons, la  filière informatique du Groupe intègre de plus en plus la composante environnementale de l’informatique dans chaque projet et prend en compte les deux volets que sont :

  • D’une part, l’amélioration continue qui vise à réduire l’empreinte environnementale, sociale et économique des technologies de l’information et de la communication (« GREEN IT »)
  • D’autre part, la contribution des TIC1 au développement de projets de développement durable (« GREEN by IT » ou parfois « IT for GREEN »), en mettant les TIC au service de la stratégie Développement Durable – et en particulier, en proposant des logiciels pour suivre la stratégie RSE de l’entreprise pour le pilotage et le reporting RSE, la promotion d’outils permettant d’organiser des réunions à distance générant des économies de frais de déplacement, la dématérialisation des documents pour réduire les déchets papier, mais aussi pour évaluer la performance des achats responsables et vérifier la conformité réglementaire environnementale et sociétale.

Pour faire progresser la démarche « GREEN by IT », un des effets de levier clé est la sensibilisation des consommateurs à un usage écoresponsable du numérique Le « Guide pour un système d’information écoresponsable » publié par le WWF2 expose de façon très pédagogique l’état des lieux des principaux impacts des TIC sur l’environnement et contient un certain nombre d’actions concrètes que chacun peut mettre en œuvre.

La digitalisation : un axe stratégique chez ENGIE

ENGIE prend le tournant de la révolution énergétique en misant sur la digitalisation ; le numérique est pour le Groupe un allié de la transition énergétique, illustré par les quelques exemples ci-après :

  • Le recours généralisé aux technologies numériques pourrait réduire les coûts de production de 10 % à 20 %.
  • Le Big Data et les évolutions technologiques révolutionnent aujourd’hui en profondeur les modèles de production et de consommation.
  • L’habitat est de plus en plus connecté.
  • La baisse de la consommation d’énergie implique de favoriser l’efficacité énergétique. (Exemple de Vertuoz, un service d’analyse des factures énergétiques et d’identification de gisements d’économie au sein d’un bâtiment)
  • Le pilotage de l’efficacité énergétique des sites industriels pour réduire leurs coûts tout en restant compétitifs. Pour cela, ENGIE a développé la solution blu.e, une plateforme logicielle d’aide à la maîtrise énergétique. Elle collecte et analyse en continu des milliers de données pour proposer des réglages précis dans l’objectif de maximiser la performance énergétique des industries.
  • Le développement des smart grids ou réseaux intelligents, ce qui permet d’adapter l’offre énergétique à la demande en temps réel grâce aux technologies informatiques et de télécommunication. Les compteurs intelligents pour l’électricité et le gaz naturel permettent au consommateur de suivre sa consommation d’énergie en temps réel et ainsi de réaliser des économies d’énergie, et aux opérateurs de réseaux d’énergie d’en optimiser la gestion, d’anticiper les éventuelles pannes et de développer de nouveaux services plus efficaces et plus respectueux de l’environnement.
  • La production d’une énergie renouvelable et décentralisée, avec la mise en place de la plateforme digitale Darwin qui permet de surveiller et de piloter en temps réel ses parcs hydro-électriques, solaires et éoliens.
  • Les microgrids ou micro-réseaux, unités locales de production d’électricité qui disposent d’un réseau de distribution intelligent.

Du « GREEN IT » au « GREEN by IT » chez ENGIE

En 2016, GreenIT.fr a réalisé un benchmark relevant du « Green IT » pour le Club Green IT (dont ENGIE est membre) et ses partenaires : le Collège des Directeurs Développement Durable (C3D) et le WWF France, en collaboration avec e-RSE.net. Cette étude a associé 8 grandes entreprises privées et publiques basées en France – dont ENGIE - , totalisant 515 000 utilisateurs, près de 3 millions d’équipements informatiques et télécoms et 56 400 m2 de salles informatiques. Elle est quasiment la seule à afficher des données quantitatives en Europe sur l’impact environnemental de l’IT.

Les analyses de ces travaux portaient sur les axes suivants :

  • Impact environnemental
  • Responsabilité et réglementation
  • Gouvernance et pilotage
  • Formation et sensibilisation
  • Opportunités pour l’entreprise

Dans le cadre de cette démarche, un objectif pour ENGIE était de suivre l’empreinte écologique, économique et sociale du SI d’une de ses BU (France B2C) mesurée par rapport à sa consommation d’énergie, à sa contribution aux émissions de GES, à sa consommation d’eau, à ses déchets papier et électroniques.

De ce fait, ENGIE a initié un audit avec cette BU en retenant 5 indicateurs environnementaux :

  • Consommation d’énergie primaire (empreinte calculée)
  • Potentiel de réchauffement climatique / Bilan gaz à effet de serre (empreinte calculée)
  • Consommation d’eau (empreinte calculée)
  • Production de déchets électroniques (DEEE ou Déchets d’Equipements Electriques et Electroniques)
  • Production de déchets papier

Pour l’année 2016, les résultats obtenus, par an et par utilisateur, par rapport au panel de 7 autres grandes entreprises françaises sont les suivants (les performances relatives, en pourcentage, sont exprimées en vert dans le tableau ci-après) :

TIC

Les conclusions de ce benchmark soulignent quatre axes de progrès pour réduire efficacement l’impact environnemental :

  • L’allongement de la durée de vie des équipements (la fabrication représentant l’impact majeur) ;
  • L’achat responsable ;
  • La réduction des impressions ;
  • La fourniture en électricité issue d’énergie primaire renouvelable.

Pour faire progresser les démarches « Green IT » et « GREEN by IT », un levier clé est la sensibilisation des consommateurs à un usage écoresponsable du numérique. Le « Guide pour un système d’information écoresponsable » publié par le WWF (Word Wide Fund for nature) expose de façon très pédagogique l’état des lieux des principaux impacts des TIC sur l’environnement et contient un certain nombre d’actions concrètes que chacun peut mettre en œuvre et le Club Green IT – avec la participation d’ENGIE – a édité les 66 bonnes pratiques du numérique responsable dont chacun peut s’inspirer.

Au regard de ces observations, la filiale ENGIE IT du Groupe a structuré les axes d’amélioration dans 2 directions, avec des plans d’action prioritaires pour chacun :

Démarches transversales :

    • Gouvernance et pilotage Green IT : mener un audit approfondi sur les prestations de services externalisées
    • Achats informatiques responsables : notamment aux prestations immatérielles
    • Allongement de la durée de vie : augmenter le taux et la durée de réemploi

Grands domaines du système d’information :

    • Logiciels : systématiser la démarche de conception responsable des services numériques : Renforcer les exigences vis-à-vis des fournisseurs / prestataires
    • Postes de travail : mesurer et réduire la quantité d’actifs inutilisés
    • Téléphonie : simplifier / réduire le nombre de terminaux
    • Moyens d’impression bureautique : utiliser du papier recyclé
    • Centre informatique : consolidation vers les centres / salles les plus performant(e)s 

Ces améliorations requièrent la contribution de tous les salariés du Groupe ENGIE.

C’est pourquoi la RSE de ENGIE entreprend une démarche de sensibilisation de tous les salariés du Groupe aux gestes écoresponsables en favorisant en particulier la démarche du recyclage et les modes de consommation des équipements électroniques et digitaux.

TIC : Technologies de l’Information et de la Communication

2 WWF : Word Wide Fund for nature (ex World Wildlife Fund)

3 DEEE : Déchets d’Equipements Electriques et Electroniques