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GROUPE

Observatoire Social International

Par ENGIE - 15 juin 2022 - 10:10

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L’Observatoire Social International est un laboratoire d’initiatives et d’innovation sociale, créé en 2000 par plusieurs partenaires réunis autour du groupe ENGIE, dans le cadre du Pacte Mondial de l’ONU.

 

Qui sommes-nous ?

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L’Observatoire Social International est un laboratoire d’initiatives et d’innovation sociale, créé en 2000 par plusieurs partenaires réunis autour du groupe ENGIE, dans le cadre du Pacte Mondial de l’ONU.

 

Il œuvre pour une meilleure prise en compte des exigences sociales dans le processus de mondialisation. Attaché à renforcer la dimension sociale du développement durable, il contribue à l’exercice de la responsabilité sociale d’entreprise. Son approche est résolument internationale, partenariale et prospective, dans le respect des diversités culturelles. Présent, en Europe, au Maroc, en Côte d’Ivoire, au Chili, au Brésil et en Chine, l’OSI réunit des entreprises, des organisations syndicales et professionnelles, des universités et de nombreux partenaires institutionnels comme l’OIT. A Paris, il anime des travaux sur le bien-être au travail, sur les pratiques du management à l’ère numérique, sur les politiques de capital humain et sur la responsabilité sociale des entreprises.

Histoire

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Fin 1998, SUEZ signe avec l’ensemble des partenaires sociaux de son Instance Européenne de Dialogue une Charte Sociale Internationale qui énonce l’ensemble des valeurs et droits fondamentaux qui dictent sa politique de ressources humaines dans le monde.

 

C’est dans ce contexte que Dominique Fortin, alors DRH du Groupe, et Jean Kaspar, Conseiller en stratégies sociales et ancien Secrétaire Général de la CFDT, ont l’idée de constituer un petit groupe de réflexion informel sur les « exigences sociales de la mondialisation » auquel sont associés des DRH et plusieurs syndicalistes, experts et universitaires internationaux.

 

ROME, JANVIER 2000

Avec l’appui de Suez, un premier symposium se tient à Rome en janvier 2000 sur ce thème. Il réunit près de 200 acteurs internationaux venant des entreprises, des syndicats, des associations, des universités et du monde politique. Parmi ceux-ci :

  • Javier ANTON MAGUREGUI, Directeur des Ressources Humaines du Groupe CESPA
  • Jean-Pierre BASILIEN, Directeur des Ressources Humaines chez Aventis
  • Georges BROWN, Directeur des Ressources Humaines chez SITA
  • Jan CREMERS, Ancien Secrétaire Général de la Fédération Européenne des Travailleurs du Bâtiment et du Bois, président de la GBIO
  • William KORNBLUM, Professeur de Sociologie à la City University of New York
  • Juan-Luis LINGERI, Secrétaire Général du Sindicato Gran Buenos Aires de Trabajadores de Obras Sanitarias
  • Jean-Jacques MASSART, Directeur de la Communication et des Ressources Humaines de la Société Générale de Belgique
  • Muriel MORIN, Directeur à la Direction des Ressources Humaines de Suez
  • Stéphanie NGUYEN QUI, chargée de mission à la Direction des Ressources Humaines de Suez
  • Carlos RIOS, Secrétaire-adjoint du Sindicato Gran Buenos Aires de Trabajadores de Obras Sanitarias
  • Bruno TRENTIN, Député européen, Ex-Secrétaire Général de la Confederazione Generale Italiana del Lavoro

 

La pertinence des réflexions engagées à Rome, la richesse des débats amènent Gérard Mestrallet, Président de Suez, à proposer la création d’une association autonome ouverte à toutes les parties prenantes et écoles de pensée.

L’OSI voit le jour en décembre 2000 et regroupe une centaine de partenaires dans le monde.

 

L’Observatoire Social International est né sur la base de deux grandes intuitions.

 

La première intuition était de considérer que, s’il voulait être perçu positivement par les populations à travers le monde, le processus de mondialisation ne pouvait pas se limiter aux seules sphères financières et économiques. Les dimensions sociales et culturelles devaient être bien mieux prises en compte, faute de quoi la mondialisation apparaîtrait exclusivement comme un ensemble de risques et non d’opportunités pour la très grande majorité des femmes et des hommes. La mondialisation doit se construire sur les deux pieds : l’économique ET le social.

 

La deuxième intuition était liée au fait que seules des stratégies de coopérations entre les acteurs (politiques, économiques, sociaux, culturels, associatifs et universitaires) étaient de nature à permettre l’émergence des bonnes réponses aux multiples défis auxquels la mondialisation nous oblige à faire face. Il s’agit là d’un renversement culturel indispensable si nous voulons répondre aux exigences sociales de la mondialisation. Cette dernière nous oblige à sortir de nos schémas de pensée, à créer les conditions permettant de mettre en œuvre des partenariats multiformes.

 

Le fonctionnement de l’OSI et sa façon de travailler repose sur cette double intuition.

Objet et principes de fonctionnement

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L’Association est née le 6 décembre 2000 à Rome

Elle a pour objet de :

  • Contribuer activement à une réelle intégration de la dimension sociale, éthique et environnementale dans le processus de mondialisation.

 

Pour concilier la nécessaire efficacité économique et les exigences de cohésion sociale, le développement des partenariats et le renforcement du dialogue social sont des conditions essentielles ;

  • Mettre en œuvre, créer et animer des réseaux internationaux ouverts à des personnes physiques ou morales du monde économique, syndical, institutionnel, politique, associatif et universitaire ;
  • Initier et structurer des échanges et réflexions conformes à l’ambition de l’Association ;
  • Proposer des orientations et mener des actions et expérimentations concrètes ;
  • Tirer des enseignements de ces réalisations ;
  • Promouvoir et partager les initiatives par tous les moyens adaptés.

 

L’OSI s’inscrit totalement dans la dynamique de l’Économie Positive parce que l’économie n’est pas une fin en soi. Elle est un moyen permettant de créer des biens ou des services pouvant contribuer au progrès de toute l’humanité, à la préservation de notre environnement, et au bien être matériel, humain, culturel et spirituel des hommes et des femmes qui constituent la richesse la plus précieuse de ce monde que les générations précédentes nous ont laissé en héritage. Une telle vision implique une véritable révolution culturelle de nos modes de pensées, de nos pratiques sociales, économiques et politiques. Cette révolution culturelle nous oblige à sortir des démarches où le court terme l’emporte sur le long terme, où l’efficacité est jugée à la seule aune de la rentabilité financière, où le bonheur d’une existence se limiterait à la possession des seuls biens matériels. Elle implique aussi de refuser l’idée que seule une avant-garde éclairée (intellectuelle, politique, économique ou sociale) aurait la capacité et le droit de dessiner notre avenir. Nous sommes convaincus que l’économie positive porte en elle une part de pari pascalien. Le pari d’une vision positive de l’Humain où si nous le voulons et si nous savons nous en donner les moyens le positif peut l’emporter sur le négatif, l’altruisme sur l’égoïsme, l’intérêt général sur l’intérêt particulier.

 

CONCRÈTEMENT QUELS SONT LES TERRAINS SUR LESQUELS NOUS TRAVAILLONS ?

Sans couvrir la totalité de notre champ de réflexion et d’actions, je me permets de vous faire part de 4 pistes sur lesquelles notre association travaille et qui contribuent à nos yeux à l’émergence de l’économie positive :

  1. Favoriser une nouvelle conception de l’entreprise L’entreprise ne peut plus être vue comme un simple lieu de production d’un bien ou d’un service, un lieu de production de richesse. Elle est fondamentalement un système d’organisation où coexistent de multiples acteurs : les actionnaires, les dirigeants, les managers, les employés, les ouvriers, les techniciens. L’ensemble de ces acteurs contribue au développement de l’entreprise. L’entreprise est donc d’abord une communauté d’hommes et de femmes qui, exerçant des responsabilités différentes, mettent en commun leur intelligence, leurs compétences, leurs expertises pour produire un bien et un service, pour produire de la richesse. La gestion d’une entreprise consiste donc à trouver un point d’équilibre entre des logiques multiples: économiques, financières, sociales, techniques, culturelles. Pour que ce point d’équilibre soit le plus pertinent possible deux conditions sont à remplir. Aucune logique ne doit s’imposer comme un absolu. Aucune de ces logiques, ne doit être ignorée dans l’élaboration de la stratégie de l’entreprise.
     
  2. Développer des stratégies de coopération entre toutes les parties prenantes Dans le passé, englués dans nos croyances, nos convictions ou nos certitudes nous avons construit trop de murs, alors que nous devons construire des ponts. La coopération s’impose parce qu’elle est indispensable pour faire face à la complexité et la diversité des situations. Elle s’impose parce qu’aucun des acteurs n’est capable à lui seul de résoudre les questions de l’emploi, du changement du travail, du nécessaire recul de la pauvreté et des nouvelles formes d’exclusion. Elle s’impose parce qu’elle est seule capable de redonner confiance à des salariés et aux citoyens qui prennent de plus en plus de distance face à une certaine « impuissance » des institutions qui ont, à leurs yeux, trop tendance à s’enfermer dans leurs certitudes et leur absolutisme organisationnel.
     
  3. Une nouvelle approche du travail La question du travail doit être repensée, au regard des mutations et des transformations qui s’opèrent du fait des nouvelles perspectives qu’ouvrent par exemple la robotique et le numérique. En effet dans l’industrie, des machines s’avèrent capables d’accomplir de plus en plus des tâches confiées à des hommes ou des femmes dans les entrepôts, les magasins, les voitures ou les gares. Les distributeurs et la caisse automatique remplacent guichetiers ou caissières, les chariots autonomes et les drones intelligents s’invitent dans la logistique. Des camions sans chauffeur sont à l’essai aux États-Unis, certains imaginent que les taxis rouleront sans chauffeur comme des métros automatiques. Les centres de tri du courrier sont de plus en plus automatisés. Le garagiste est équipé d’un ordinateur pour déceler la panne. L’on pourrait allonger la liste des exemples. Les robots ne se contentent plus de reproduire les gestes humains, ils deviennent des compléments à l’intelligence humaine, des auxiliaires de notre cerveau.
     
  4. Contribuer à construire des pensées politiques, économiques, sociales et culturelles en évolution Enfin, autres pistes et non des moindres l’OSI souhaite contribuer à faire évoluer nos modes de pensée pour les inscrire dans le mouvement, dans l’évolution multiforme du monde. Cette évolution est nécessaire pour comprendre le monde dans lequel nous vivons et les transformations et mutations qui s’y opèrent. Nos pensées sont trop souvent prisonnières de nos cultures, de nos croyances, de nos convictions politiques, sociales ou de nos raisonnements purement économiques ou financiers. Cette question pose bien évidemment celle de l’école, de nos modes de formation, de la nature des rapports à autrui, de la conception que l’on a de l’autorité et plus largement du pouvoir.

 

EN BREF

L’observatoire Social International en agissant concrètement autour de ces axes et bien d’autres comme celui de la santé au travail, des formes de management, de la responsabilité sociale des entreprises, veut apporter sa pierre à la construction d’une économie positive. Elle peut faire émerger ce qu’il y a de plus beau dans l’humain: l’altruisme, la générosité, la bienveillance et la fraternité. Nous sommes convaincus que l’économie positive constitue la révolution mobilisatrice dont le monde a besoin pour ce troisième millénaire. 

Les principaux acteurs

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L’OSI réunit aujourd’hui de nombreux membres qui ont rejoint le noyau initial des fondateurs :

 

Membres actuels :

  • ENGIE
  • Schneider-Electric
  • Orange
  • la RATP
  • Ciments Français
  • AREVA
  • AMUNDI
  • Solvay
  • Malakoff-Médéric
  • Vigeo
  • Bernard Julhiet Consulting
  • la CGPME
  • la CFDT
  • Réalités du Dialogue Social
  • l’Université René Descartes
  • l’UNSA
  • la CFE-CGC

 

A travers les nombreuses initiatives qu’il a engagé depuis sa création, l’OSI fédère un réseau de partenaires actifs.

  • Total, Danone, Lafarge, La Poste, Thalès, Veolia, la SNCF, ESSEC Alumni, la CES, Europe & Société, Confrontations Europe, qui participent à ses activités et à ses groupes de travail

Groupes de travail

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A la création de l’OSI en 2000, l’orientation de l’Observatoire se déclinait autour de la question de la mondialisation, affirmant clairement que la mondialisation n’était ni une voie royale ni une catastrophe annoncée. Son objectif : être un laboratoire d’idées sur les impacts de la mondialisation et dégager les pistes permettant de mieux intégrer les exigences sociales s’exprimant à travers les continents.

 

Durant plus de 15 ans, plusieurs initiatives en partenariat avec de grands groupes ont été lancées concrétisant la démarche.

 

Dans le même temps, des bureaux OSI se développaient dans différentes parties du monde : en Europe, Chine, Amérique du Sud, Afrique, permettant ainsi une approche multiculturelle sur les questions abordées telles que : la gouvernance des entreprises, le management, le dialogue et la régulation sociale, l’emploi, les conditions de travail ou encore l’éducation et la formation.

 

Même si le chemin est encore long pour créer les conditions d’une mondialisation au service de la communauté humaine, les réflexions et travaux menés au sein de l’OSI ont participé aux avancées de sujets sociétaux, notamment sur le terrain de la formation tout au long de la vie, celui de la santé et du bien-être au travail et les enjeux de la responsabilité sociétale des entreprises.

 

A ce jour, l’OSI est reconnu comme un acteur d’influence dans les domaines économique et social.

 

Toutefois, l’impact économique et social de la mondialisation, celui des changements climatiques, de l’exclusion de millions d’hommes et de femmes, de l’irruption du numérique, de la robotisation et l’aspiration à une plus grande autonomie des nouvelles générations, sont autant de facteurs qui transforment profondément le travail, la nature de l’emploi et nous obligent à réfléchir autrement pour relever ces nouveaux défis.

 

C’est à l’IPAG Business School que Muriel Morin, Présidente de l’OSI, Jean Kaspar, Vice-Président et Marc Deluzet, Délégué général, ont reçu leur centaine d’invités lors de la grande conférence annuelle de l’Observatoire. Cette année, les échanges étaient  placés sous le thème de  « la révolution du travail et de l’emploi et des nouvelles orientations stratégiques de l’OSI pour les trois prochaines années

 

Réunis autour des partenaires de l’OSI dont Orange, Amundi, Malakoff Médéric, Eurogroup Consulting et La Poste, l’assemblée a pu entendre de très riches témoignages dont celui de Michel Yahiel, Commissaire général à France Stratégie apportant sa vision prospective sur la thématique.

 

Découvrez l’intégralité de la soirée en vidéo

 

Groupes de travail actuellement en activité en Europe :

  • Les Managers Demain
  • Bien-être au Travail et Santé
  • Entreprises étendues et nouvelles formes d’emploi
  • Développement humain et performance durable
  • Intelligence artificielle et robotisation
  • Nouvelles formes de travail collaboratif et agilité
  • Innover en libérant l’intelligence individuelle et collective 

 

Axes stratégiques de travail en Afrique Subsaharienne :

  • Développement Économique
  • Développement Social et Bien-être
  • Développement Culturel et Valeurs d’entreprise 
  • Développement Durable et Environnement

 

Axes de Travail en Chine :

  • Forum Sino-Européen
  • Création OSI en Chine
  • Fr3C – French CSR Club in China


 
Activités au Maroc :

  • Entrepreneuriat, Formation et Insertion Professionnelle
  • Les symposiums
  • Le symposium initial

 

Ancienne activité en Europe :

  • Développement Humain et Performance Durable

 

Contact

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