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31
oct
2017

L’éolien en mer : la solution pour couvrir l’ensemble de nos besoins énergétiques ?

On le savait déjà : la vitesse du vent est encore bien supérieure en mer que sur terre. On ignorait, en revanche, dans quelle mesure cette plus grande force du vent pouvait se traduire par une plus grande quantité d’électricité générée. L’étude publiée par deux chercheurs de la Carnegie Institution for Science* apporte en la matière des éléments de réponse. Pour capter cette ressource considérable, ENGIE investit déjà dans d’importants projets d’éolien offshore.

La recherche d’Anna Possner et de Ken Caldeira révèle le formidable potentiel de l’éolien marin : les turbines en mer pourraient produire au moins trois fois plus d’énergie que celles installées sur la terre.
  • Crédits : Nicolas Job - Copyright : Heos Marine

Une meilleure capacité à capter l’énergie

Les parcs éoliens en pleine mer suffiraient à couvrir les besoins en énergie de la planète entière – en tout cas l’hiver ; l’été, elles couvriraient les besoins en électricité de l’Europe, voire des États-Unis.

Comparant la productivité de grands parcs éoliens au Kansas à celle de parcs modélisés qui pourraient être installés en pleine mer, les chercheurs concluent ainsi que les pales des turbines marines « freineraient » moins le vent qu’elles ne le font sur terre, en particulier dans l’Atlantique nord.

Les parcs éoliens en eaux profondes seraient par ailleurs en mesure de capter l’énergie des vents issus du haut de l’atmosphère, là où les parcs terrestres ne peuvent exploiter que les ressources éoliennes proches de la surface. Selon les calculs des chercheurs, trois millions de km2 sur les océans seraient nécessaires pour couvrir les besoins en énergie du monde entier.

ENGIE participe à l’émergence d’une filière industrielle pérenne

ENGIE s’investit d’ores et déjà dans de nombreux projets d’éolien en mer en Europe. Un objectif : permettre l’émergence et la consolidation d’une filière industrielle compétitive.  

ENGIE s’engage ainsi dans des projets d’éolien en mer dit « posé », c’est-à-dire ancré dans le fonds marin. Avec les projets de Dieppe – Le Tréport, de l’Ile d’Yeu et de Noirmoutier le Groupe, aux côtés de EDPR et de la CDC, souhaite prendre part au développement d’une filière française de l’éolien offshore. Autre exemple avec le projet de parc éolien Mermaid en Mer du Nord qui doit être inauguré d'ici 2020 ; ses 27 à 41 éoliennes produiront une puissance totale de 250 mégawatts (MW). C’est assez pour couvrir la consommation annuelle de 286 000 ménages belges en électricité – avec à la clé une réduction des émissions de CO2 de l’ordre de 367 000 tonnes par an. Enfin, le Groupe est aussi présent au Royaume-Uni avec EDPR pour le développement du parc éolien de Moray Est.

L’éolien flottant est quant à lui installé à une plus grande distance des côtes, là où les vents marins sont encore plus forts et plus réguliers. Cette technique n’en est encore qu’à ses débuts mais, comme le révèle l’étude, le potentiel est là aussi considérable : il est estimé à 600 GW en Europe, contre 250 pour l’éolien posé**. ENGIE*** investit ainsi dans un parc pilote de 3 à 4 éoliennes au large des côtes nord du Portugal, pour une capacité totale de 25 MW – c’est le projet WindFloat Atlantic, qui devrait voir le jour d’ici fin 2018. Le Groupe investit également en France, avec EDPR et la CDC, dans un projet d’éolien flottant au large de Leucate de 4 éoliennes de 6 MW chacune. Ces deux projets portugais et français permettront de tester les régimes de vent des 2 façades maritimes françaises: atlantique et méditerranée.


* Source: “Huge Energy Potential in Open Ocean Wind Farms in the North Atlantic”, Carnegie Institution for Science, octobre 2017

**IFP Energies nouvelles

*** En partenariat avec EDP Renewables, Mitsubishi Corp., Chiyoda Corp. et Repsol.

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