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31
jan
2018

Découvrez Gaya, ou la production de gaz vert à partir de biomasse sèche

Avec les mêmes caractéristiques que le gaz naturel, le biométhane est une énergie propre et 100 % renouvelable. Pour développer la production durable de ce gaz vert à l’échelle locale, ENGIE développe depuis quelques année le projet Gaya, une plateforme de production de biométhane issu de biomasses sèches (bois, paille, résidus de l’industrie agro-alimentaire, etc.). Inaugurée en octobre dernier à Saint-Fons dans la Vallée de la Chimie, au sud de Lyon, Gaya marque un tournant décisif dans le développement de ce biométhane dit de deuxième génération (ou biométhane 2G).

La plateforme Gaya, inaugurée par ENGIE en octobre 2017, vise à tester la production de biométhane issu de biomasse sèche. Renouvelable et ne dépendant pas des aléas de la météo, sa production peut contribuer à diversifier efficacement le mix énergétique.

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Une ambition : répondre aux objectifs de la transition énergétique

Le projet Gaya, co-financé par ENGIE et l’Ademe, s’inscrit dans le cadre du double objectif que s’est fixée la France : réduire les émissions de gaz à effet de serre (réduction de 40 % en 2030) et porter à 10 % la part de gaz renouvelable dans la consommation totale de gaz d’ici 2030. Certains experts ont par ailleurs estimé que l’on pourrait atteindre jusqu’à 100 % de gaz renouvelable à partir de 2050.

Le biométhane issu de biomasses sèches (dit de deuxième génération) est en effet une nouvelle énergie verte, obtenue à partir de ressources naturelles et locales comme le bois et la paille. Il est donc doublement vertueux puisqu’il permet à la fois de valoriser les ressources locales (en renouvelant la paille issue des cultures agricoles ou le bois des forêts) et de réduire les émissions de gaz à effet de serre liées au transport (en rapprochant le lieu de production et le lieu de conversion en énergie). Autre atout : la chaleur produite par le procédé industriel utilisé peut ensuite être récupérée sous forme d’énergie par la collectivité ou un industriel local.

Utilisé directement comme carburant ou injecté dans les réseaux de gaz naturel existants, le biométhane de deuxième génération constitue donc une énergie renouvelable et disponible en grande quantité. Sa production favorise par ailleurs la création d’emplois locaux. À l’horizon 2040-2050, la filière de biométhane pourrait avoir créé 5 000 emplois en France*.

Comment fonctionne la plateforme Gaya ?

Gaya est une plateforme technologique de pointe, qui produit du biométhane en quatre étapes, à partir de la biomasse sèche qu’elle reçoit.

  • La biomasse est d’abord introduite dans un gazéifieur qui va produire un gaz de synthèse sous l’effet d’une conversion thermochimique.
  • Ce gaz, qui contient des impuretés va ensuite être nettoyé pour éliminer les goudrons et composés inorganiques.
  • Le gaz propre ainsi obtenu est introduit dans un réacteur de méthanation, pour augmenter sa teneur en méthane.
  • Le biométhane est enfin rendu conforme aux spécifications standards du gaz naturel de réseau.

La plateforme Gaya assure ainsi toute la chaîne de production du biométhane de deuxième génération, et vise ainsi à tester l’efficacité de l’ensemble du processus.

Gaya… et après ?

Contrairement au biométhane de première génération, produit aujourd’hui à l’échelle industrielle, le biométhane issu de biomasses sèches en est encore au stade de l’expérimentation. L’ambition du projet Gaya, lancé en 2010, est de démontrer la viabilité à la fois technique et économique de cette nouvelle technologie, afin de déployer une filière à l’échelle industrielle d’ici 2020.

Les 11 partenaires du projet cherchent ainsi, à travers ce pilote unique en Europe, à perfectionner les procédés de production pour reproduire l’expérience ailleurs en France et dans le monde.

*Source : sur la base du rapport de l’Ademe « Évaluation des emplois dans la filière biocombustibles », avril 2007.

       
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