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27
avr
2018

Nouvelle édition d’Un Monde d’Énergie by ENGIE : l’essentiel du contexte énergétique mondial

Comment a évolué la production et la consommation d’énergie dans le monde en 2017 ? A-t-on fait des progrès en matière d’efficacité énergétique et de pollution ? Dans sa nouvelle édition d’« Un Monde d’Énergie 2017 », ENGIE analyse le paysage énergétique d’hier et d’aujourd’hui et tente d’identifier les tendances de demain.

La nouvelle édition d’Un Monde d’Énergie dresse un bilan des récentes évolutions du contexte énergétique et identifie les tendances de demain.

>> Découvrez « Un Monde d’Énergie »

Croissance mondiale et efficacité énergétique

L’année 2017 enregistre une croissance économique mondiale dynamique de 3 % grâce à la reprise de la plupart des économies. Croissance qui devrait se maintenir dans les années à venir selon la Banque mondiale : +3,1 % en 2018 et +3 % en 2019.

Deuxième bonne nouvelle, les progrès en matière d’efficacité énergétique - qui évolue à un rythme d’environ +1 % par an - font de moins en moins rimer croissance économique avec augmentation de la demande énergétique. Ils restent toutefois insuffisants pour limiter la hausse de la température globale à 2°C, objectif qui nécessiterait une amélioration de l’efficacité énergétique de +3,2 % par an pour être atteint.

Production et consommation d’énergie par filière

Après une période de sur-approvisionnement, la production énergétique mondiale s’est progressivement réajustée en 2017 pour enrayer la chute des prix. La consommation mondiale d’énergie évolue pour sa part très faiblement depuis trois ans, et 2017 devrait connaître une croissance d’environ 1 %. Pour une compréhension plus détaillée de ces évolutions, les différentes filières ont été étudiées :

  • La production d’électricité mondiale, qui évolue à une vitesse très modérée d’environ 2 % ces dernières années, est désormais assurée à un quart par des sources d’énergie renouvelable. Celles-ci ont représenté les deux tiers des capacités additionnelles en 2016 et 2017.
  • ENGIE estime que la production de gaz naturel pourrait croitre à un rythme de 1,4 % en 2017, soit deux fois plus vite qu’en 2016, et que la consommation de gaz devrait suivre cette tendance. Les prix se sont quant à eux redressés grâce à un équilibre offre/demande plus serré, et le commerce du gaz devrait également augmenter, de 25 % pour le Gaz Naturel Liquéfié (GNL) notamment.
  • La consommation mondiale de pétrole aurait augmenté de 1,4 % en 2017. Après une période de surproduction, le marché pétrolier se rééquilibre en fin d’année grâce à un resserrement des quotas de la part de l’OPEP, conduisant à une augmentation du coût du baril.
  • Une reprise de la demande de charbon s’est amorcée en 2017 et ENGIE estime que la production annuelle a augmenté de 1 % suite à l’annulation ou à la suspension de certains projets qui auraient dû poursuivre la baisse de 2016.

Émissions de CO2 et réglementation carbone

Après trois années de baisse, les émissions de CO2 - qui représentent 78 % des émissions de gaz à effet de serre - augmentent de 2 % en 2017. La Chine et d’autres pays en développement en sont les plus gros émetteurs. Le secteur de l’énergie produit 46 % du CO2 mondial, vient ensuite l’industrie avec 23 %, les transports avec 20,5 % et enfin le secteur du résidentiel, du tertiaire, et de l’agriculture avec 10,5 %. Le rythme d’évolution des émissions de CO2 a néanmoins été divisé par deux depuis 2000, et une tendance à la baisse se dessine sur le long terme.

Malgré ces progrès, la pollution continue de tuer près de neuf millions de personnes par an selon l’OMS, soit 16 % des décès annuels, et une tendance au réchauffement global se confirme. 2017 est en effet la troisième année la plus chaude après 2015 et 2016.

Pour enrayer ce phénomène, de plus en plus de pays instaurent des marchés carbone. En 2017, 43 juridictions nationales et plus de 25 juridictions locales ont fixé un prix du carbone, même si celui-ci reste pour l’instant souvent trop faible pour être réellement efficace. Certains pays mettent également en place une taxe carbone, les taux de taxations les plus élevés étant en Europe.

Focus sur la France : dynamisme économique et transition énergétique

L’économie française a connu une croissance, plus dynamique que prévue, de 2 % en 2017, taux le plus élevé depuis 2011. La production d’énergie primaire a par contre reculé d’1,7 %, suite à de nombreuses opérations de maintenance et de contrôle dans les centrales qui ont entrainé une baisse d’1,3 % de la production nucléaire. La consommation d’énergie primaire est restée, quant à elle, quasiment stable, avec une consommation de gaz naturel qui continue d’augmenter, alors que le pétrole et le charbon reculent toujours.

En 2017, la France s’engage fortement en faveur de la transition énergétique avec la présentation du plan climat de Nicolas Hulot. Celui-ci prévoit notamment une évolution du mix énergétique français pour atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050, la fin de la vente des voitures à essence d’ici 2040 et l’éradication des « passoires thermiques » en dix ans. Une enveloppe de 20 milliards d’euros est prévue pour faire avancer la transition énergétique au cours du quinquennat.

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