Démarche de vigilance RSE du Groupe

Par ENGIE - 06 mai 2021 - 09:25

Dans le cadre général de ses missions, la Direction de la RSE a redéfini en 2020, avec les autres Directions concernées, la politique RSE du Groupe et renforcé ses processus d’évaluation et de gestion des risques pour les activités d’ENGIE et de sa zone d’influence.
Des actions sont mises en œuvre pour éviter ou réduire les risques identifiés. Des revues de performances annuelles permettent de mesurer l’état d’avancement des plans d’action et de les ajuster.

 

L’identification des risques environnementaux et sociétaux

Depuis plusieurs années, le Groupe met en œuvre un processus de gestion des risques dit ERM (Enterprise Risk Management) piloté par la Direction des Risques, qui permet une remontée en cascade (des sites vers le siège) des risques touchant les activités du Groupe et une évaluation de leur matérialité. A travers ce processus, la plupart des risques environnementaux et sociétaux sont identifiés et évalués. Les risques majeurs sont remontés en tête de Groupe, i.e. au Comité Exécutif puis au Comité Audit du Conseil d’Administration en charge de la revue annuelle des risques du Groupe.
Par ailleurs, l’instruction des projets du Groupe avant leur lancement impose la réalisation systématique d’études d’impact environnemental et sociétal et une analyse des principaux risques induits par le projet au moyen d’une liste de critères d’investissement parmi lesquels les conséquences en termes de :

  • changement climatique,
  • biodiversité,
  • eau,
  • engagement des parties prenantes,
  • acceptation du projet.

 

Les risques environnementaux

Parmi les principaux risques environnementaux remontés, le Groupe a identifié d’une part les risques climatiques, sa contribution au changement climatique ainsi que l’impact de celui-ci sur ses activités, et d’autre part les autres risques environnementaux liés aux dommages potentiels de ses activités sur l’environnement.

 

Les risques climatiques

Conscient de sa responsabilité vis-à-vis du changement climatique, ENGIE voit la maîtrise de ses émissions de CO2 et autres gaz à effets de serre (GES) comme un enjeu majeur. Cela l’a conduit à mettre en place un plan d’action précoce, complété par des objectifs et des engagements internationaux et faisant l’objet d’un reporting détaillé.
Après l’adoption de l’Accord de Paris lors de la COP21 en décembre 2015, accord universel sur le climat, les COP22, 23, 24 et 25 ont permis de préciser la feuille de route des États signataires. Même si un travail important reste à faire pour finaliser les modalités de mise en œuvre de l’accord, le rapport 1,5 °C du GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat, octobre 2018) montre que la nécessité d’accélérer les politiques nationales de lutte contre les émissions de CO2 ne fait plus aucun doute. Le Groupe s’y prépare activement.

Résolu à s’inscrire sur une trajectoire en ligne avec l’Accord de Paris, ENGIE réduit drastiquement les émissions liées à ses activités industrielles et a obtenu la certification SBT de ses nouveaux objectifs à 2030, une étape vers la neutralité carbone du groupe :

  • réduire de 52% le taux d’émission par kWh de la production d’énergie entre 2017 et 2030.
  • réduire de 34% les émissions liées à l’usage des produits vendus du groupe entre 2017 et 2030.

Ces réductions couvrent 96% des émissions de scope 1 et 91% des émissions de scope 3.

Le Groupe agit également sur les émissions liées à toute sa chaîne de valeur. Son action comprend la définition avec l’ensemble de ses entités, de trajectoires de neutralité de ses modes de travail (bâtiment, informatique, transports professionnels et domicile-travail, restauration professionnelle…etc) et la définition de plans d’actions avec les différentes chaînes d’approvisionnement.  Vis-à-vis de ses clients, Engie développe des offres de conseil et des solutions décarbonées afin de devenir le leader des services de décarbonation. Le Conseil d’administration a ainsi retenu 4 objectifs à horizon 2030 : deux objectifs de réduction des émissions de GES de notre production d’énergie (cible de 43Mt CO2) et de l’usage des produits vendus (cible de 52Mt CO2) conformes à nos engagements SBT compétés d’offres systématiques de décarbonation à tous nos clients et du choix prioritaire de fournisseurs certifiés SBT pour tous nos fournisseurs préférentiels.

Concernant l’adaptation aux effets du changement climatique, les actifs du Groupe, tant renouvelables que thermiques, sont exposés au changement climatique générant dommages, interruptions de production et de fourniture ; ces interruptions peuvent aller de quelques heures/jours à de plus longues périodes en cas de dommages aux installations ou réseaux de transports. Il s’agit de limiter les impacts et de sécuriser les installations, personnels et clients en mettant en place des actions d’adaptation.
ENGIE a déterminé avec les opérationnels et experts internes les types d’événements climatiques qui affectent ses installations et activités : 

  • accroissement des températures, 
  • vagues de chaleur, 
  • sécheresses, 
  • inondations, 
  • vents extrêmes

ENGIE a également conclu un partenariat avec un institut météorologique de renom (Institut Pierre Simon Laplace, membre des experts du GIEC) ce qui nous a permis d’avoir des données raffinées et des cartes quant à l’évolution de ces 5 types d’impacts climatiques à 2030 et 2050. Un outil a été développé pour classer les expositions des actifs et activités au regard de ces événements climatiques. Les travaux d’élaboration du plan adaptation sont en cours (mise en place d’un reporting systématique des impacts, vérification des niveaux d’exposition des actifs, étude des actions d’adaptation à envisager pour limiter les expositions). Dans ce cadre, ENGIE collabore avec les collectivités locales.

 

Les autres risques environnementaux

Compte-tenu des spécificités du domaine environnemental et de la diversité des risques sous-jacents, une analyse des risques environnementaux des activités industrielles d’ENGIE est réalisée chaque année dans le cadre d’une démarche globale au sein du Groupe. Cette démarche, pilotée par la Direction de la RSE, permet d'identifier et actualiser les risques pour l’ensemble des activités, et de définir la liste des sites industriels les plus exposés en matière d’eau, de biodiversité, de qualité de l’air déclinée en NOx, SOx et particules, de sols, de gestion des déchets. La carte ci-dessous présente les résultats synthétiques de l’analyse des risques sur base des données 2020.

Devoir de vigilance des risques environnementaux et sociétaux

Les risques sociétaux

Les risques sociétaux sont cartographiés au niveau des activités industrielles au travers, notamment, d’une démarche de dialogue avec les parties prenantes déployée dans toutes les entités du Groupe.

Le Groupe ENGIE a fait du dialogue avec les parties prenantes une pierre angulaire de la conduite de ses projets et du maintien de ses activités en vue de créer une valeur durable et partagée. Ainsi, ENGIE maintient un dialogue continu et proactif avec toutes les parties prenantes autour de ses activités industrielles. Sur la base des démarches existantes, le Groupe accompagne ses entités opérationnelles dans l’approfondissement et la structuration de leurs pratiques. Cela va de la mise en place de stratégies de dialogue jusqu’à leur déploiement opérationnel dans les équipes projet.

L’accompagnement repose sur une méthodologie Groupe qui s’adapte aux spécificités stratégiques, techniques et géographiques des activités opérationnelles. Elle est fondée sur des standards internationaux tels que l’ISO 26000, AA1000, l’IFC (International Finance Corporation) de la Banque Mondiale et les Principes d’Équateur.
Elle consiste d’une part en la sensibilisation et la formation des collaborateurs à la structuration du dialogue avec les parties prenantes en lien avec l’entité de formation du Groupe, ENGIE University. 
D’autre part la méthodologie consiste en un appui technique à la réalisation de plans d’actions de dialogue adaptés aux enjeux et attentes des territoires. L’objectif est d’optimiser la performance et d’augmenter la création de valeur en approfondissant l’appropriation des activités du Groupe par ses bénéficiaires.

Les principaux risques sociétaux identifiés par le groupe sont :
l’impact de ses activités sur les populations locales et les éventuels besoins de réparation ou de compensation ;
la violation des droits de l’homme en lien notamment avec des causes environnementales ;
l’impact sociétal de la cessation de certaines de nos activités, en particulier celles de centrales thermiques et charbon (transition juste).

Conscient de sa taille et de l’importance de ses activités sur un territoire donné, le Groupe a décidé d’améliorer la mesure et le suivi des impacts socio-économiques de ses activités, de façon à mieux comprendre son écosystème, sa sphère d’influence, à partager cette analyse en toute transparence et à améliorer constamment la conduite responsable de ses activités.

 

Politiques environnementale et sociétale

Les risques environnementaux et sociétaux sont analysés périodiquement à tous les niveaux de l’entreprise. Les politiques environnementale et sociétale sont déclinées au niveau de chaque BU, filiale et site. Leur mise en œuvre est suivie au travers d’objectifs et de plans d’actions revus chaque année. Ce processus de revue permet de s’assurer de la bonne application de nos obligations en matière de vigilance environnementale et sociétale.

 

Politique environnementale

D’un point de vue environnemental, le risque majeur pour le Groupe est le risque climatique, suivi des risques biodiversité, eau et pollution. Ces risques environnementaux globaux et locaux sont étudiés annuellement en central et sur les sites afin d’établir une liste de sites "à risque". 

La politique environnementale intègre pleinement cette analyse de risque. La maîtrise de ses émissions de CO2 est un enjeu majeur pour le Groupe, qui l’a conduit à mettre en place un plan d’action spécifique. Ce plan est complété par des objectifs et des engagements internationaux faisant l’objet d’un reporting détaillé. La politique environnementale vise également à mettre en place des plans d’action pour éviter, réduire et, si besoin, compenser les impacts environnementaux des activités du Groupe. En 2020, environ 670 sites ont été analysés et 100% des sites identifiés "à risque" sont dotés de plans d’action.

La politique environnementale du Groupe ENGIE précise :

  • les enjeux environnementaux du Groupe.
  • les moyens mis en œuvre par le Groupe pour répondre à ses enjeux et améliorer sa performance.
  • la gouvernance qui contribue à sa mise en œuvre.

Elle est complétée par quatre politiques thématiques (climat, biodiversité, eau et économie circulaire) qui détaillent les engagements et les objectifs pris spécifiquement dans ces domaines.

 

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Politique sociétale

S’il est indéniable que nos projets ont un impact fort sur les communautés, il est également de plus en plus évident que les citoyens revendiquent un statut de parties prenantes à part entière et réclament une plus grande consultation et implication dans les projets qui les touchent. 
En réponse à ce double constat, ENGIE s’est engagé dans une démarche proactive, en amont des récentes évolutions réglementaires, en plaçant les enjeux sociétaux au cœur de son business model. ENGIE, à travers sa raison d’être, inscrit dans ses statuts son engagement à avoir un impact positif pour les personnes. Via une politique sociétale approfondie, le Groupe a ainsi pu évoluer en incorporant progressivement la brique sociétale comme facteur d’optimisation du business.

La politique sociétale précise : 

  • Les enjeux sociétaux pour le Groupe
  • Les moyens mis en œuvre pour répondre à ces enjeux
  • La gouvernance qui contribue à la mise en œuvre de la politique sociétale du Groupe

 

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Gouvernance

Le Conseil d’Administration, via son Comité pour l’Éthique, l’Environnement et le Développement Durable (CEEDD), supervise les sujets environnementaux et sociétaux au sein du Groupe.

 

Suivi de la démarche RSE

Pour tous les risques identifiés, des actions en concertation avec les parties prenantes sont engagées aux niveaux les plus adaptés. 
En cas d’incident, les procédures en place permettent :

  • d’informer au plus vite tous les acteurs concernés au sein d’ENGIE et de les mobiliser
  • d’échanger avec les parties prenantes et les ONGs
  • de mettre en place une remédiation sans attendre les décisions de justice.

En matière environnementale, le groupe a atteint son objectif pour 2020 de couverture à 100% de ses « sites à risque » par des plans d’actions environnementaux. Par ailleurs, l’équipe environnementale a travaillé à élargir le périmètre d’analyse des risques en incluant les services, les grands projets et les sites en démantèlement. Dès 2021, des plans environnementaux devront être déployés sur l’ensemble de ce nouveau périmètre.

En matière sociétale, le Groupe a également atteint son objectif pour 2020 de couverture à 100% de ses activités industrielles par un mécanisme adapté de dialogue et de concertation visant à renforcer la pérennité de ses activités. Dès 2021, des plans sociétaux seront également déployés sur un périmètre élargi aux services, grands projets et sites en démantèlement.

L’année 2020 a été consacrée à la mise en place de différents espaces de dialogue : un Comité Parties prenantes en charge de challenger la stratégie du Groupe, un espace de recours composé de membres de la société civile, d’entreprises et de collectivités territoriales, en charge d’accompagner les projets sensibles. Cette culture d’écoute et de dialogue se prolonge par des partenariats sociétaux et environnementaux avec notamment France Nature Environnement, Emmaüs et la Fondation ONE (Océan Nature et Environnement). Au niveau international, ENGIE est membre du Pacte Mondial des Nations Unies dans la catégorie Global Compact Advanced

Afin de mesurer l’état d’avancement des actions de réduction et prévention des risques, le Groupe s’est fixé, en 2020, 19 nouveaux objectifs ambitieux à horizon 2030 pour matérialiser ses engagements RSE à cet horizon. Inspirés par la raison d’être du Groupe, ces objectifs s’inscrivent dans une démarche d’amélioration continue pour répondre à une attente croissante de ses différentes parties prenantes attachées à la maîtrise des risques RSE et à l’alignement de la performance de l’entreprise avec des objectifs nationaux ou internationaux de développement durable.
Les résultats de huit d’entre eux, dits de rang 1 et listés dans le tableau ci-après, feront l’objet d’une publication annuelle.
Les résultats 2020 des indicateurs relatifs aux objectifs RSE 2030, sont présentés dans le tableau suivant avec la valeur 2019 lorsqu’elle était disponible.

 

ThèmesIndicateursCibles 2030Résultats 2020Résultats 2019
CO2 Production ÉnergieÉmissions de GES (scopes 1 et 3) pour la production d’énergie (en MtCO2éq.) conformes aux engagements SBT≤ 436875
CO2 Ventes GazÉmissions de GES liées à l’usage des produits vendus (en Mt CO2éq.) conformes aux engagements SBT≤ 526261
Renouvelables% d’énergie renouvelable dans le mix des capacités de production d’électricité conforme aux engagements SBT≥ 58%31%28%
Décarbonation de nos clients% de nos offres intégrant une alternative contribuant à la décarbonation100%51%non disponible
Décarbonation de nos fournisseurs% de fournisseurs préférentiels (hors énergie) certifiés ou alignés sur l’initiative SBT≥ 10%15%non disponible
Santé et SécuritéTaux de fréquence des accidents de travail≤ 2,92,73,3
Mixité% de femmes dans le management Groupe≥ 50%24,1%23,5%
Équité F/HIndice d’équité femme / hommeFr. 100
Int. 100
Fr. 87
Int. 80
Fr. 72
Int. 72

 

Compte-rendu de la mise en œuvre opérationnelle

Les projets opérationnels intègrent, dans la gestion de leurs activités, la structuration du dialogue avec leurs parties prenantes selon la méthodologie Groupe.

Cuves de stockage de GPL à Ajaccio

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Pour exemple, dans le cadre de la rénovation des cuves de stockage de GPL de la ville d’Ajaccio en Corse du Sud :  le projet a mis en place des actions d’informations de l’activité industrielle vers le territoire et des actions de préservation de l’environnement.,. Les riverains et les associations environnementales locales ont été informés de la nature et du planning des travaux quelques mois avant leur démarrage au cours de plusieurs réunions d’informations et d’échange. De plus, le projet a mis en place un partenariat avec le Conservatoire des Espaces Naturels de Corse pour la délégation de la gestion de ses sites de compensation. L’université de Corse participe à la réflexion scientifique autour des actions de préservation des espèces protégées. 
Le projet informe en continu de l'avancée du chantier via son site internet et plus directement par les contacts et échanges fréquents que le projet assure avec ses parties prenantes.

Centrale électrique d’Hazelwood

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La centrale électrique d’Hazelwood en Australie a été arrêtée en mars 2017 et depuis, ENGIE mène un projet de réhabilitation du site : l’usine est en cours de démantèlement et la mine sera transformée en lac.

Les activités de démantèlement de la centrale devraient être achevées au premier semestre 2018. Le dernier formulaire de réhabilitation de la mine adjacente fait l’objet de consultations approfondies avec les autorités de réglementation, la communauté locale et d’autres parties prenantes.
L’usine employait 750 personnes. Concernant le transfert des travailleurs, ENGIE a travaillé avec les syndicats et les autorités locales pour développer et mettre en œuvre un programme de transfert des travailleurs afin de garantir au mieux l’emploi des travailleurs licenciés dans d’autres centrales de production électrique de la vallée de Latrobe.
Les outils de communication et d’engagement des parties prenantes comprennent un site web dédié, des forums communautaires trimestriels, des séances d’information à l’intention des parties prenantes, une couverture médiatique, des publicités, ainsi que des kiosques d’information publique.

Engagements locaux

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ENGIE reste engagé vis-à-vis des communautés locales à travers ses importants programmes de partenariat à long terme, en se concentrant sur le développement des jeunes, l’éducation et d’autres activités de soutien dans la vallée de Latrobe.
De même, le Groupe a réhabilité un site industriel en un nouvel espace biodiversité en Belgique dans la région du Hénâ.