ENGIE au Chili, pionnier de la transition énergétique en Amérique du Sud

Groupe

Publié le 06 Juil. 2026

Présent au Chili depuis 1915, date de la création de la Chile Exploration Company (qui produisait de l’électricité pour l’industrie minière au nord du pays), ENGIE est en train d’opérer une transformation profonde : sortie totale du charbon au 31 décembre 2025, reconversion de ses actifs thermiques historiques, et déploiement massif de capacités renouvelables couplées à du stockage par batterie.

Avec 1 100 collaborateurs et 3,1 GW installés, ENGIE entend devenir la meilleure « utility » de la transition énergétique chilienne, en s’appuyant sur le potentiel exceptionnel du désert d’Atacama et sur des infrastructures de transmission stratégiques pour acheminer l’énergie verte du Nord vers les centres de consommation.

ENGIE en chiffres au Chili

  • Plus de 100 ans de présence au Chili
  • Environ 1 100 collaborateurs
  • 3,1 GW de capacité installée, répartis sur 60 sites
  • Objectif de 3,7 GW à horizon 2027, dont plus de 70 % en renouvelables et stockage
  • 4ème producteur d’électricité et 3ème transporteur du pays
  • Plus de 2 000 km de lignes de transmission
  • 1 100 km de réseaux de transport de gaz naturel
  • 59ème au classement Merco 2025, baromètre de référence de la réputation des entreprises en Espagne et en Amérique latine. ENGIE est leader du secteur de la production électrique.

 

Un acteur majeur du système électrique chilien

Le Chili figure parmi les marchés stratégiques d’ENGIE en Amérique latine. ENGIE y participe à l’ensemble de la chaîne énergétique : génération, transmission et fourniture d’électricité, ainsi que transport de gaz naturel. Cette intégration verticale, rare sur le continent, constitue un atout pour accompagner la transition d’un système électrique encore en pleine transformation.

Le portefeuille opéré par ENGIE Chili représente 3,1 GW de capacité installée, répartis sur 60 sites à travers le pays, avec notamment 6 parcs solaires, 4 parcs éoliens, 4 parcs de stockage par batterie (BESS), 3 centrales hydroélectriques et une centrale au gaz en cours de reconversion. À cela s’ajoutent plus de 2 000 km de lignes de transmission et 1 100 km de réseaux de transport de gaz naturel. Cette diversification permet à ENGIE de se positionner comme 4ème producteur d’électricité et 3ème opérateur de transmission du Chili.

L’ambition d’ENGIE est de devenir la meilleure « utility » pour la transition énergétique chilienne. Cette ambition se traduit par un plan d’investissement soutenu, focalisé sur l’accélération du portefeuille renouvelable, notamment via le développement du stockage par batterie et la reconversion des actifs thermiques, complété par des solutions de flexibilité comme les infrastructures gazières, les services auxiliaires et les lignes de transmission. ENGIE Chili a d’ailleurs été distingué pour la troisième année consécutive parmi les 100 entreprises à la meilleure réputation du pays (59ème place au Merco 2025), tout en se distinguant dans les classements Merco Talent, Merco ESG, EDGE Move et IMAD.

Notre objectif est clair : atteindre 3,7 GW d’ici 2027, dont plus de 70 % en renouvelables et stockage.

Juan Villavicencio, Country Manager d’ENGIE Chili

Sortie du charbon et décarbonation : un engagement ferme

En 2021, ENGIE a annoncé sa sortie progressive du charbon au Chili, étalée de 2022 à fin 2025. À la différence de plusieurs concurrents qui ont choisi de céder leurs actifs charbonniers, ENGIE a fait le choix d’une fermeture pure et simple, sans cession à un tiers. Une approche plus exigeante, mais cohérente avec notre engagement climatique de sortir totalement du charbon dans le monde d’ici 2027.

Mejillones : reconversion d’IEM au gaz naturel

À Mejillones, deuxième complexe thermique d’ENGIE au Chili, deux unités à charbon ont été démantelées fin 2025. ​La centrale IEM (Infraestructura Energética Mejillones), d’une puissance de 377 MW, sera quant à elle convertie au gaz naturel d’ici juillet 2026. Cette reconversion incarne la capacité d’ENGIE à transformer ses actifs historiques en infrastructures d’avenir, en s’appuyant sur de nouvelles technologies pour préserver la sécurité d’approvisionnement du système chilien tout en réduisant fortement l’empreinte carbone.

L’ensemble de ce processus est mené en concertation étroite avec les communautés locales, dont les besoins sont recueillis via des groupes de travail dédiés (employés portuaires, pêcheurs artisanaux). ENGIE soutient également chaque année des associations humanitaires et des micro-entrepreneurs dans les territoires concernés, afin de transformer la fermeture d’actifs fossiles en levier de développement économique local.

Tocopilla : démantèlement et plan de transition juste

Le complexe thermique de Tocopilla, situé sur le littoral nord du Chili, occupait une place importante dans l’économie locale. ENGIE a fermé les unités à charbon 12 et 13 (0,7 GW au total) en 2019, puis les a démantelées en 2022. Les unités 14 et 15 ont été mises hors service en 2022, marquant la sortie définitive du charbon à Tocopilla pour ENGIE.

Cette fermeture a impliqué le départ de 90 collaborateurs, accompagnés dans le cadre d’un plan de transition juste mis en place dès janvier 2019. Un tiers d’entre eux a été formé à de nouveaux métiers (pilotage de stations d’épuration, assemblage et maintenance de panneaux photovoltaïques, maintenance d’éoliennes, création d’entreprise) à travers 14 000 heures de formation. Le deuxième tiers a bénéficié d’une retraite anticipée et le troisième d’un plan de départ volontaire. Sur le plan environnemental, près de 15.000 tonnes de matériaux ont été recyclées : il s’agissait du premier démantèlement de ce type au Chili.

Le leader chilien du stockage d’énergie par batterie (BESS)

Le Chili dispose, dans le désert d’Atacama, du meilleur ensoleillement au monde et de régimes de vent réguliers en complément. Ce potentiel exceptionnel ne peut être pleinement valorisé sans solutions de stockage capables de lisser la production renouvelable et d’injecter l’énergie sur le réseau aux heures de pointe. ENGIE a fait du Chili un centre d’excellence mondial pour les batteries (BESS), en y opérant déjà 4 parcs de stockage.

BESS Coya : le plus grand système de stockage d’Amérique latine

Mis en service commercial en mars 2024 dans la région d’Antofagasta, BESS Coya est le plus grand Système de stockage d’énergie par batterie (BESS) d’Amérique latine. Avec 139 MW de capacité installée et 638 MWh de capacité de stockage, l’installation est couplée à la centrale photovoltaïque de Coya (180 MWac) : ses 232 modules permettent de stocker l’équivalent de cinq heures d’électricité solaire et de l’injecter dans le réseau pendant les pointes de consommation.

BESS Coya fournit en moyenne 200 GWh d’électricité verte par an, soit la consommation d’environ 100 000 foyers chiliens, et permet d’éviter l’émission de 65 000 tonnes de CO2 par an.

Pampa Fidelia, Chequenes : les nouveaux parcs éoliens en construction

ENGIE Chili poursuit en parallèle le développement de son portefeuille éolien, avec deux projets majeurs dont la première turbine a été montée en novembre 2025. À Taltal, dans la région d’Antofagasta, le parc Pampa Fidelia comptera 51 éoliennes pour une puissance totale de 306 MW, de quoi alimenter environ 300 000 foyers et éviter 91 000 tonnes de CO2 par an. À Pemuco, dans la région de Ñuble, le parc Chequenes, premier parc éolien de cette région, totalisera 165 MW grâce à 22 éoliennes de dernière génération (modèle GW182, 7,5 MW unitaire, 230 mètres de hauteur totale). Sa mise en service est prévue d’ici fin 2026, pour alimenter quelque 100 000 foyers et éviter environ 40 000 tonnes de CO2 par an.

Infrastructures de transmission : la colonne vertébrale du pays

La transition énergétique chilienne se heurte à un défi structurel majeur. Sans transmission, pas de transition. L’intégration des énergies renouvelables et du stockage n’est possible que si l’infrastructure électrique permet d’acheminer cette énergie depuis les sites de production souvent éloignés, dans le désert d’Atacama ou dans les régions ventées du Sud et jusqu’aux centres de consommation. ENGIE Chili s’est imposé comme un acteur clé de cette colonne vertébrale, en gérant plus de 2 000 km de lignes de transmission et en se positionnant 3ème opérateur de transmission du pays.

TEN : la première liaison Nord-Centre

Mise en service en octobre 2017, la ligne Transmisora Eléctrica del Norte (TEN) a synchronisé pour la première fois les deux principaux réseaux électriques du Chili, le SING (Système Interconnecté du Grand Nord) et le SIC (Système Interconnecté du Centre). Détenu à 50/50 par ENGIE et Red Eléctrica International, TEN exploite une ligne de 500 kV s’étendant sur 600 km entre Mejillones (région d’Antofagasta) et Cardones (région d’Atacama). Le projet a mobilisé plus de 5 000 collaborateurs, comprend 1 350 pylônes de plus de 80 mètres de haut, 15 000 km de câble conducteur et 4 sous-stations, dont Los Changos, la plus grande du pays. TEN a marqué l’avènement d’un réseau électrique unique, plus solide et plus compétitif, capable d’intégrer les nombreux projets solaires et éoliens du Nord.

Trois nouvelles sous-stations dans la zone Centre

ENGIE Chili a renforcé son rôle dans le système de transmission en remportant trois projets stratégiques lors du dernier appel d’offres « New Works » : les sous-stations de Huelquén, El Peral et Quelmen. Ces équipements transforment la tension électrique pour permettre le transport de l’énergie sur de longues distances puis sa distribution. Ces nouvelles infrastructures, situées dans la zone centre du pays, consolident l’expansion d’ENGIE et contribuent à un système électrique plus sûr, plus robuste et plus durable, capable d’absorber des volumes croissants d’énergie renouvelable.

Solutions énergétiques pour l’industrie minière et la mobilité durable

Première économie minière au monde pour le cuivre et le lithium, le Chili est une terre où l’industrie extractive est l’un des principaux consommateurs d’électricité. ENGIE accompagne les grandes entreprises minières chiliennes dans la décarbonation de leurs opérations, en leur fournissant de l’électricité d’origine renouvelable couplée à des solutions de stockage et de flexibilité. Cette stratégie permet à la fois de sécuriser l’approvisionnement énergétique d’un secteur critique pour l’économie nationale, et de répondre aux engagements climatiques croissants des industriels miniers, eux-mêmes soumis à des exigences ESG de leurs clients internationaux.

Au-delà de la production, ENGIE déploie également des solutions concrètes pour décarboner les usages, en particulier dans la mobilité urbaine. En 2018, nous avons remporté le contrat pour la fourniture de 100 bus électriques à la ville de Santiago, soit la moitié des 200 premiers bus électriques mis en service dans la capitale chilienne dès 2019. L’offre intégrée d’ENGIE comprend le leasing des véhicules, l’installation et la maintenance des bornes de recharge, le tout alimenté à 100 % par de l’électricité certifiée d’origine renouvelable. Ce contrat s’inscrit dans le « plan de transport du troisième millénaire » lancé par les autorités chiliennes, qui vise un système de transports publics « zéro carbone » à l’horizon 2040.

Questions fréquentes

Quand ENGIE arrêtera-t-il la production de charbon au Chili ?

ENGIE s’était engagé à mettre fin à sa production d’électricité à partir de charbon au Chili d’ici fin 2025. Nous avons déjà fermé les unités charbon de Tocopilla (en 2019 puis 2022) et procédé au démantèlement des deux dernières unités charbon de Mejillones fin 2025. La centrale IEM, située sur le même site, sera reconvertie au gaz naturel d’ici juillet 2026. À la différence de plusieurs concurrents, ENGIE a fait le choix d’une sortie sans cession d’actifs.

Qu’est-ce que le projet BESS Coya ?

Situé dans la région d’Antofagasta, BESS Coya est le plus grand système de stockage d’énergie par batterie d’Amérique latine. Mis en service commercial en mars 2024, il dispose de 139 MW de capacité installée et de 638 MWh de capacité de stockage. Couplé à la centrale photovoltaïque de Coya (180 MWac), il permet de stocker l’énergie solaire produite en journée pour l’injecter sur le réseau pendant les heures de pointe, fournissant en moyenne 200 GWh d’électricité verte par an et évitant 65 000 tonnes de CO2 par an.

Quelle est l’importance d’ENGIE dans le transport d’énergie au Chili ?

ENGIE est le 3ème opérateur de transmission électrique du Chili, avec plus de 2 000 km de lignes. Sa filiale TEN (Transmisora Eléctrica del Norte), détenue à 50/50 avec Red Eléctrica International, exploite la première ligne reliant le Nord et le Centre du pays : 600 km de ligne 500 kV qui ont permis, en 2017, la première synchronisation des deux principaux réseaux électriques chiliens. Ces lignes sont essentielles pour acheminer l’énergie produite par les parcs solaires et éoliens du désert d’Atacama vers les zones résidentielles et industrielles.

Combien d’employés ENGIE compte-t-il au Chili ?

ENGIE Chili emploie environ 1 100 collaborateurs, répartis entre les sites de production, les bureaux et les fonctions support. L’entreprise est régulièrement distinguée parmi les meilleurs employeurs du pays (classements Merco Talent, EDGE Move, IMAD).