Transport de gaz : pour un approvisionnement sécurisé, compétitif et engagé dans la transition énergétique

ENGIE exploite des réseaux de transport de gaz naturel en Europe, au Brésil et au Mexique. Au cœur d’un écosystème gazier intégré, ce réseau garantit la sécurité énergétique et contribue à la diversification des approvisionnements pour les territoires.

ENGIE, à travers sa filiale indépendante NaTran, opère le plus vaste réseau de transport de gaz naturel haute pression d’Europe avec 32 500 km. Il dessert toutes les régions de France, ainsi que l’ensemble des acteurs économiques, grandes industries, centrales électriques et réseaux de distribution.

Grâce à ce maillage particulièrement dense, le réseau de gaz s’est imposé comme un véritable outil de développement économique pour les territoires. Interconnecté aux pays voisins, relié aux terminaux méthaniers et aux capacités de stockage, il renforce la souveraineté énergétique européenne et soutient sa compétitivité. 

Rappel historique

Le réseau national de transport de gaz naturel en France nait de la découverte en 1951 du gisement de Lacq dans le sud-ouest, l’un des plus vastes d’Europe à l’époque. Les premières canalisations à haute pression destinées à alimenter les zones industrielles et urbaines sont mises en service en 1957. Dès la fin des années 1960, le pays bénéficie d’un maillage national et d’une première interconnexion avec les Pays-Bas.

Au-delà de la France, ENGIE a étendu ses positions géographiques en Allemagne (NaTran Deutschland et MEGAL), et au Brésil avec l’acquisition de TAG en 2019, le plus grand réseau de transport de gaz naturel du Brésil (4500 KM). Au Mexique, le groupe gère également des réseaux de transport de gaz. Depuis 2024, ENGIE y conduit un projet d’extension du gazoduc Mayakan qui viendra soutenir le développement économique régional et réduire les émissions de CO₂ en remplaçant des énergies plus carbonées par du gaz naturel.

Aujourd’hui, le réseau de gaz s’adapte à l’intégration progressive des gaz renouvelables, comme le biométhane et l’hydrogène.

Notre réseau en chiffres en France

Au cœur d’une vaste infrastructure gazière interconnectée avec la Belgique, l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie et la Suisse, notre réseau assure le transport du gaz depuis les points d’entrée sur le territoire jusqu’aux zones de consommation.
32 500 km

de réseau de transport exploités par NaTran (ex-GRTgaz), 2024

600 TWh

de gaz acheminés en 2024

3

terminaux d’importation de gaz liquéfié en France exploités par Elengy, filiale dédiée : Montoir-de-Bretagne sur la façade atlantique, Fos Cavaou et Fos Tonkin en Méditerranée

21

sites de stockage souterrains de gaz, dont 14 en France

404 M€

d’investissements en 2025 pour la maintenance, la modernisation et les adaptations du réseau

Les 4 leviers de performance du réseau de transport

Un cadre réglementaire garantissant l’accès à tous les fournisseurs

Ce réseau est régi selon des principes d’intérêt général, d’équité et de non-discrimination.

Il est accessible à tous les fournisseurs conformément à la réglementation européenne d’accès des tiers au réseau, dite « 3ème directive », qui impose la séparation juridique des activités de transport de gaz de celles de production et de fourniture.

Les réseaux de gaz sont placés sous la supervision d’une autorité indépendante – en France il s’agit de la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) – qui définit les tarifs d’acheminement selon une formule transparente et assure aux opérateurs la couverture de leurs coûts.

La sécurité d’approvisionnement, une exigence pour notre souveraineté

Le réseau de transport de gaz garantit une fourniture continue de gaz, y compris en période de forte demande ou de tensions géopolitiques. Cette fiabilité repose sur la complémentarité entre le transport, les stockages souterrains, les interconnexions et les terminaux de gaz naturel liquéfié, ainsi que sur une politique active de diversification des approvisionnements.

A ce titre, une partie du gaz naturel consommé en France est importée par bateau sous forme liquéfiée. ENGIE dispose de trois terminaux méthaniers – Montoir-de-Bretagne, Fos Tonkin et Fos Cavaou – opérés par Elengy, qui assurent la réception et la regazéification du GNL (Gaz Naturel Liquéfié) et évoluent vers des hubs bas carbone.

La sécurité d’approvisionnement est également renforcée par les directives européennes qui imposent aux gestionnaires de réseau de transport la publication régulière d’informations et de plans de développement.

L’intégration des gaz renouvelables

NaTran adapte ses infrastructures pour accélérer l’intégration des gaz renouvelables. Plus de 800 points d’injection de biométhane sont déjà en service en France sur l’ensemble des réseaux, dont une centaine directement sur celui de transport. En parallèle, NaTran développe un réseau de transport d’hydrogène, en cohérence avec les objectifs européens de transition énergétique. Nous visons 700 km de transport d’hydrogène en Europe d’ici 2030, soit en convertissant des gazoducs existants (projet MosaHYc), soit en construisant de futurs corridors à travers des partenariats (projets HY-FEN et BarMar-H2MED). Ces investissements contribuent à la décarbonation de la fourniture de gaz.

La réduction de l’empreinte environnementale du transport de gaz

Le transport de gaz se modernise pour réduire son empreinte environnementale tout en recherchant un haut niveau de performance. Grâce à la digitalisation, nous visons une baisse de 30 % des fuites de méthane d’ici 2030 par rapport à 2017. Cette transformation s’appuie sur le pilotage intelligent des infrastructures, l’intégration de systèmes numériques de surveillance en temps réel et la mise en œuvre d’une maintenance prédictive du réseau.