Optimiser la gestion de l’eau douce et contribuer à la préservation des ressources marines
De par la nature même de ses processus industriels, ENGIE porte une attention particulière à la gestion de l’eau utilisée dans la production d’énergie et aux procédés de retraitement des eaux usées. L’eau étant une ressource essentielle à la vie, la disponibilité et la qualité des ressources en eau sont deux priorités majeures pour la planète. Les périodes de sécheresse de ces dernières années ne font que renforcer la nécessité d’agir. ENGIE se concentre sur ces enjeux en mettant en œuvre des mesures opérationnelles et en contribuant aux discussions internationales dans ce domaine dont le CEO Water Mandate des Nations Unies et la Water Governance Initiative de l’OCDE.
Les océans, éléments clé pour la capture du carbone, sont également menacés par l’activité humaine. Les activités d’ENGIE sont en interaction directe avec cette ressource, au travers du refroidissement des centrales de production d’énergie ou de réchauffement du gaz liquéfié, du dessalement, de l’éolien offshore, ou encore au travers des ouvrages hydrauliques sur les rivières, et en interaction indirecte via les émissions de gaz à effet de serre, les rejets atmosphériques ou les déchets produits.
Les engagements du Groupe
Le Groupe a mis à jour sa politique sur l’Eau et les Océans en 2024.
Basée sur les éléments essentiels du CEO Water Mandate (une initiative du Global Compact des Nations Unies), les principaux sujets sont:
- d’identifier les sites localisés en zone de stress hydrique et élaborer des plans d’action pour contribuer à la réduction de la pression sur la ressource en eau
- d’analyser les risques et opportunités liés à l’eau dans les projets
- de contribuer à l’amélioration de la gestion et de la gouvernance de l’eau dans les territoires et travailler avec les parties prenantes
- de mettre en œuvre les technologies disponibles pour réduire l’impact des rejets dans le milieu naturel
- de contribuer à l’amélioration des systèmes marins à proximité des activités
- d’identifier les fournisseurs ayant un problème d’eau, notamment sur la base des travaux réalisés sur l’empreinte eau, et les encourager à développer des plans d’actions
- d’intégrer la gestion durable de l’eau dans les services clients
- de prendre des mesures pour l’accès à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène sur le lieu de travail.
Télécharger la politique sur l’eau
ENGIE intègre le sujet de l’eau dans ses engagements à horizon 2030 avec l’objectif de réduire sa consommation d’eau douce par énergie produite à 0,1 m3/MWh d’ici 2030.
En 2022, le Groupe s’est publiquement engagé en faveur des océans au travers des « UN Ocean principles », et en 2023 a signé le « Business Leaders’ Open Call to Accelerate Water Action » lancé lors de la Conférence sur l’eau de l’ONU pour montrer la mobilisation des acteurs autour du sujet de l’eau.
Un processus continu de gestion des impacts et risques
Les impacts et risques associés à l’eau et aux ressources marines sont évalués régulièrement afin d’identifier les actions d’évitement, de réduction et/ou de compensation.
En début et fin de vie, les enjeux sont évalués au travers de 10 critères ESG dont l’eau (quantité et qualité) et les océans.
Durant la phase opérationnelle, une analyse de risque est réalisée annuellement sur les enjeux actuels et futurs (adaptation au changement climatique) sur le stress hydrique et l’impact potentiel sur les écosystèmes marins.
Sur base de ces analyses, les entités mettent en place des plans d’actions en concertation avec les parties prenantes concernées. Ces plans d’action sont analysés annuellement avec un objectif de déploiement à horizon 2030 sur 100% des entités.
Agir à la source
ENGIE entreprend plusieurs actions pour améliorer la gestion de l’eau en limitant les prélèvements et la consommation d’eau, en privilégiant les solutions de recyclage des eaux usées et en limitant l’impact environnemental des eaux résiduelles industrielles. Cet ensemble de mesures vise non seulement à réduire le volume des eaux usées, mais aussi à maintenir la qualité de l’eau tout au long des processus industriels jusqu’à son retour à son milieu naturel.
SPEM, Montoir-de-Bretagne: Utilisation efficace de l’eau
La mise en œuvre du projet SPEM d’ENGIE, première centrale à cycle combiné de l’ouest de la France, s’inscrit pleinement dans une démarche de développement durable. En effet, cette centrale contribue à renforcer le réseau par ses performances technologiques et environnementales pour la région des Pays de la Loire. La proximité du terminal méthanier permettra de réduire l’impact environnemental : l’eau chauffée par la centrale pourra être utilisée par le terminal méthanier pour regazéifier le Gaz Naturel Liquéfié, ce qui permet de conserver l’eau sans impact sur l’écosystème.
Atténuer les impacts liés au stress hydrique
Cet engagement a notamment conduit à des programmes axés sur l’amélioration de l’évaluation de l’empreinte eau d’ENGIE (par l’identification des installations situées dans des zones de stress hydrique) et la mise en œuvre de plans d’actions pour réduire l’impact des activités d’ENGIE sur les ressources en eau locales.
Chaque année, ENGIE évalue le risque de stress hydrique auquel sont exposés les sites industriels du Groupe en se référant à l’indice Baseline water stress de l’outil Aqueduct (World Resource Institute). En 2025, 175 sites sont situés en zone de stress hydrique extrême et 114 en zone de stress hydrique élevé. Parmi les sites en zone de stress hydrique extrême, sept d’entre eux ont des besoins en eau douce importants (consommation en eau douce supérieure à 100 000 m3/an).
Pour ces sites, des plans d’action sont finalisés ou en cours de déploiement. Pour les autres, l’intérêt est de contribuer à la préservation des ressources en eau douce, par exemple en favorisant la réutilisation de l’eau par d’autres acteurs du bassin versant.
Chili – Récupération de l’eau de la centrale par une mine







