Biométhane, hydrogène : la stratégie d’ENGIE dans les gaz décarbonés
Parce qu’aucune énergie ne peut, à elle seule, garantir une transition énergétique fiable et abordable, les gaz renouvelables, aussi appelés « gaz verts », occuperont une place significative dans le mix de demain. Nous sommes présents sur toute la chaîne de valeur (de la production à la distribution et vente en passant par le stockage et le transport), et faisons partie du top 10 des producteurs européens dans le biométhane.
Unité de méthanisation ENGIE de Beauce Gâtinais Biogaz, à Pithiviers, France.
Les gaz renouvelables, sous leurs différentes formes – du méthane renouvelable (biogaz, biométhane, gaz de synthèse) à l’hydrogène renouvelable et ses dérivés – ainsi que le gaz naturel associé au captage et stockage du CO₂, joueront un rôle déterminant pour atteindre la neutralité carbone. Dans le scénario de décarbonation d’ENGIE pour l’Europe à l’horizon 2050, ces solutions pourraient représenter 32% du mix énergétique européen, contre 48% pour l’électricité, 15% pour la biomasse, la chaleur résiduelle et la géothermie, et 5% pour les énergies fossiles.
Les atouts des gaz verts
- Après traitement, le biométhane présente des caractéristiques proches de celles du gaz naturel, ce qui permet son intégration dans les réseaux et les sites de stockage existants, en limitant les besoins en nouvelles infrastructures. Le développement de l’hydrogène s’inscrit, quant à lui, dans une logique d’évolution progressive des infrastructures gazières, afin d’en accompagner l’essor de manière sécurisée.
- Leur production crée des emplois et participe à une plus grande indépendance des territoires. Le processus de fabrication du biométhane valorise les déchets agricoles et d’industries agro-alimentaires, dans une logique d’économie circulaire.
- Le gaz peut être stocké facilement et en grande quantité. Il contribue donc à la flexibilité du système énergétique. L’hydrogène renouvelable peut en outre stocker les surplus électriques.
- Les gaz verts permettent de décarboner les usages industriels les plus difficiles à électrifier, ainsi que le transport (maritime par exemple). Des secteurs comme la fabrication d’engrais, la chimie ou la sidérurgie s’intéressent à la forte densité énergétique de l’hydrogène vert.
ENGIE, un acteur-clé dans les biométhane
producteur de biométhane en France
des producteurs en Europe
de capacités de biométhane raccordées au réseau GRDF en France en 2025
Nos ambitions dans les gaz verts
de capacité de production de biométhane en Europe en 2035
de pipelines dédiés à l’hydrogène en 2030
de production d’hydrogène renouvelable par électrolyse en 2035
de gaz décarbonés dans le mix d’ENGIE d’ici 2050
Tout comprendre sur les Biomethane Purchase Agreements en 2 minutes 30
Biométhane
Numéro 1 dans la production de biométhane en France avec 22 unités de production et 15 projets développés ou financés supplémentaires, ENGIE étend cette activité en Europe : 4 unités de production au Royaume-Uni, 2 aux Pays-Bas, 1 en Belgique,. Fort d’une capacité de production de 1,2 TWh/an installée à fin 2025, ENGIE fait partie des leaders du biométhane en Europe.
Dans la fourniture de biométhane, nous avons signé des contrats de long terme (Biomethane Purchase Agreements ou BPA) avec des multinationales comme PepsiCo ou les chimistes Arkema et BASF. Ces industriels peuvent ainsi verdir leur consommation de gaz, réduire leur empreinte carbone, mais aussi gagner en visibilité sur leurs coûts car les prix sont fixés en avance.
Acteur historique dans le domaine gazier, ENGIE est tourné vers l’avenir. Ses chercheurs, dont certains collaborent avec des instituts de premier plan comme l’Inrae, étudient l’optimisation des procédés de méthanisation, de captation du CO₂, le traitement d’intrants complexes (bois, plastiques, boues d’épuration) grâce à la pyrogazéification et à la gazéification hydrothermale. ENGIE s’appuie également sur ses collaborations avec des entreprises innovantes via son fonds d’investissement ENGIE New Ventures.
ENGIE s’engage publiquement à limiter l’utilisation de cultures dédiées pour la production de biogaz. Les terres destinées spécifiquement à une valorisation énergétique doivent représenter moins de 10 % des intrants dans nos nouvelles unités, à l’échelle de l’Europe et pour l’ensemble de ses actifs biométhane. Nous privilégions les déchets et résidus en évitant les impacts négatifs sur l’alimentation, l’usage des sols et la biodiversité.
Hydrogène renouvelable et bas-carbone
D’après l’Agence internationale de l’énergie (2025), la production d’hydrogène bas carbone devrait quintupler entre 2024 et 2030, pour atteindre 4,2 millions de tonnes par an (Mtpa). La cible est moins ambitieuse qu’au début des années 2020, mais témoigne d’une croissance dynamique.
Fort de son expertise historique dans les filières gazière et électrique, ENGIE dispose de toutes les compétences nécessaires pour accompagner la décarbonation de l’industrie et de la mobilité grâce à l’hydrogène renouvelable.
En témoigne le projet HyGreen en Provence, qui vise la construction d’une usine de 240 MW d’ici 2031 afin de décarboner des industries fortement émettrices, situées dans la zone portuaire de Fos-sur-Mer. L’installation produira 30 000 tonnes d’hydrogène renouvelable par an à partir de 2031, ce qui permettra d’éviter plus de 300 000 tonnes annuelles d’émission de CO2. L’hydrogène produit par HyGreen sera stocké en cavités salines souterraines et connecté à un réseau d’hydrogène allant jusqu’à la frontière allemande.
Autre exemple, ENGIE a construit à Toulouse-Blagnac la première station européenne de production, de stockage et de distribution d’hydrogène vert située sur une zone aéroportuaire. L’hydrogène est destiné à la flotte de bus de l’aéroport, ainsi qu’à la mobilité individuelle.
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